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Roaming: action symbolique à Berne

Un an après l’acceptation d’une motion visant à plafonner les tarifs d’itinérance pour la téléphonie mobile, rien n’a bougé! Bon à Savoir est allé le rappeler à nos élus, le 20 septembre à Berne.

Il y a un an, jour pour jour, le conseil national acceptait, a une écrasante majorité (181 oui, 5 non), la motion d’Ursula Wyss visant à fixer des limites pour les tarifs de roaming, comme l’a fait l’Union européenne. Malgré cela, rien a changé depuis. Et les Suisses ont payé, en un an, 330 millions de francs de trop à leur opérateur!

Les magazines d’information et de défense des intérêts des consommateurs, Bon à Savoir, en Suisse romande, et K-Tipp en Suisse alémanique, qui avaient déposé une pétition allant dans le même sens, signée par 55 000 lecteurs, sont allés le rappeler aux parlementaires, ce matin, à Berne.

L’action rencontre un écho favorable 

Une carte accompagnée d’une pièce d’or symbolique a été remise à chacun d’entre eux, car c’est bien à prix d’or que les Suisses paient leurs communications depuis l’étranger. «Les élus à qui nous avons parlé, notamment les Romands, ont donné un accueil favorable à notre action», estime Zeynep Ersan Berdoz, rédactrice en chef de Bon à Savoir, qui a également offert un sablier à la conseillère nationale Ursula Wyss (photo), pour mesurer l’inertie parlementaire à ce sujet.

Enfin, une lettre a été adressée à Doris Leuthard afin que le Conseil fédéral revoie sa position. Il estime, en effet, qu’il est impossible d’imposer des plafonds tarifaires sans un accord bilatéral entre la Suisse et l’UE. Or, de telles tractations feraient attendre les consommateurs des années encore. Des centaines de millions seraient alors encore payés en trop aux opérateurs. Voilà pourquoi la demande a été faite au Conseil fédéral, actionnaire majoritaire de Swisscom, d’intervenir sans délai pour imposer les plafonds tarifaires en vigueur dans l’UE.

La rédaction