Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Quand la facture de junior prend l’ascenseur

téléphonie mobile Appeler ou consulter internet depuis son mobile peut réserver de très mauvaises surprises. Et, nul besoin de quitter le pays pour cela.

En Suisse, 97% des jeunes de 12 à 19 ans ont un smartphone. Ils l’utilisent principalement pour surfer ou se brancher sur les réseaux sociaux. Mais, le mobile a beau être synonyme de liberté, il rime aussi, parfois, avec grosse facture à la clé pour papa et maman. La plupart des ados sont en effet bien incapables de quantifier leurs activités sur internet. Du coup, ils risquent de dépenser le volume de données inclus dans leur forfaits comme en témoigne la mésaventure de Patrick Mustier de Genève.

Une facture à 667 fr.

En août 2014, notre lecteur a conclu, pour son fils mineur, un abonnement de téléphonie mobile à 40 fr. par mois chez Orange. A ce moment-là, il était bien loin d’imaginer que la première facture de son enfant allait littéralement exploser à 667 fr.! Malheureusement, ce montant astronomique n’est pas dû à une erreur de l’opérateur, mais à une surconsommation de données. En effet, le volume compris dans le forfait souscrit par Patrick Moustier est de 1 Go. Or, son fils en a utilisé 6,91. Chaque mégaoctet supplémentaire étant facturé 10 ct., la balade sur le net est revenue à 605.75 fr.! Tout cela, sans même quitter la Suisse.

Orange a toutefois accordé un rabais de 355.75 fr. à notre lecteur sur la consommation des données. Elvira Bruggmann, porte-parole de l’opérateur, nous a affirmé qu’il s’agissait là de la procédure officielle d’Orange quand le client ­dépasse, pour la première fois, le volume compris dans son forfait. «Il paie alors un montant maximal de 250 fr.», précise-t-elle.

Gare au choc!

A l’instar de notre lecteur, de nombreux parents ont aussi expérimenté le phénomène dit de bill shock. Pour ne pas en être victime, quelques précautions s’imposent (lire encadré). D’autant que tous les abonnements ne permettent pas de limiter l’accès à l’internet mobile, une fois le volume maximal atteint. Chez Orange, le blocage automatique est possible pour les offres Orange Me. Rien de tel, en revanche, pour le forfait Orange Young Star, pourtant spécifiquement réservé aux jeunes de moins de 27 ans. L’utilisateur reçoit une sim­ple notification par SMS lorsque la consommation atteint 90% du pack inclus. A 100%, il est informé qu’il lui en coûtera dorénavant 10 ct. par méga. Les clients de Sunrise reçoivent, eux aussi, un SMS. Si l’option Speed a été préalablement désactivée, le débit est alors réduit et aucuns frais supplémentaires ne sont facturés. Dans le cas contraire, un supplément de 1 fr. par jour (1 Gb au maximum) est prélevé. L’option peut être bloquée temporairement ou définitivement. Les abonnés peuvent encore définir eux-mêmes le coût maximal à ne pas dépasser. Les parents sont ainsi en mesure de cadrer la consommation de leur progéniture dans une limite comprise entre 50 fr. et 2000 fr.

Chez Swisscom, l’accès à internet n’est limité que pour l’abon­nement Natel®xtra start, réservé aux moins de 26 ans. Une fois la quantité de données atteinte (1 Go), la vitesse de communication est automatiquement réduite à 0,1 Mbit/s. Le jeune peut alors continuer de surfer péniblement, mais gratuitement.

Services ruineux

En matière de téléphonie mobile, internet n’est pas la seule source d’inquiétude pour le porte-monnaie des parents. Les SMS et MMS surtaxés peuvent faire des dégâts aussi. Mieux vaut donc mettre son ado en garde contre ce genre de messages. Car une simple participation à un concours, un clic sur une bannière publicitaire ou le téléchargement d’une sonnerie de téléphone peut l’inscrire à un service dit «Premium» qui peut engendrer des frais dont on se serait volontiers passé.

Chantal Guyon