Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Euro bonus: les importateurs ont retenu la leçon

Les importateurs officiels suisses ne se sont pas montrés aussi attentistes que lors de la flambée du franc suisse en 2011. Ils ont rapidement proposé divers rabais pour compenser l’effet de change. Tour d’horizon des vingt marques les plus vendues en Suisse.

1 - Le système des primes

Sur les 20 marques disséquées, huit ont choisi cette politique pour baisser le prix de leurs voitures. Ou plutôt neuf, si l’on prend en compte BMW qui ne donne aucun chiffre: «Plus le franc suisse est fort, plus nos primes Euro Advantage sont intéressantes. Cela se discute entre le client et le concessionnaire», commente son porte-parole, Oliver Peter.

En bref, le système de primes est modulé en fonction de plusieurs paramètres, comme le prix ou l’ancienneté du modèle. Chez Ford, par exemple, la petite Ka (dès 13 150 fr.) a droit à un euro bonus de 1500 fr., alors que le monospace Galaxy (dès 37 990 fr.) bénéficie d’une ristourne de 4000 fr. Le hic, c’est que l’avantage n’est pas proportionnel au prix. Ainsi, une Toyota Prius Plug-in richement dotée, qui vaut 60 000 fr., a droit au même rabais (2000 fr.) que la Prius de base à 35 200 fr.

2 - Le système des rabais en %

Onze des 20 importateurs observés ont pris le parti de réduire leurs tarifs en pour cent. Kia (lire (5)) offre la baisse la plus timide (12%), alors que Mercedes (18%) est la plus généreuse. Le cas de Nissan est un peu particulier, puisque la réduction (entre 10% et 22,5%) dépend fortement du modèle et de sa configuration. Quoi qu’il en soit, cette stratégie de baisse des prix en pour cent a l’avantage d’être plus équitable. Démonstration: une Mercedes C200 de base (47 900 fr.) a droit à une ristourne de 18%, soit 8622 fr. En piochant dans l’interminable liste d’options, on peut faire grimper l’addition à 80 000 fr. et faire passer le rabais à 14 400 fr.

3 - Validité des euro bonus

La grande majorité des marques ont fixé un délai à leur politique d’euro bonus. C’est d’ailleurs la date limite du 28 février qui revient le plus souvent. Bon nombre d’importateurs nous ont néanmoins confié que le taux de change continuera à être répercuté sur leurs tarifs. Mais le système des euro bonus n’est qu’une solution bricolée dans l’urgence après l’abandon du taux plancher par la BNS. On peut donc s’attendre à ce que les importateurs revoient simplement leur liste de prix officielle à la baisse à compter du mois de mars, si le taux de change n’évolue pas.

4 - Autres réductions à considérer

Au-delà des euro bonus accordés, il vaut la peine d’examiner avec quels autres rabais il est possible de les cumuler. Car, à l’exception de Hyundai, Kia et Subaru, ils peuvent s’ajouter à d’autres réductions. Bon nombre de marques offrent, par exemple, une prime de reprise. C’est le cas de VW et de Ford (jusqu’à 3000 fr.), de Renault (2500 fr.), de Mazda et de Kia (jusqu’à 2000 fr.), de Citroën (jusqu’à 1500 fr.) et de Peugeot (jusqu’à 1000 fr.) notamment. D’autres rabais et remises existent ainsi que des conditions de leasing spéciales. D’où l’importance de bien se renseigner auprès du concessionnaire. Notons que Fiat, qui avait déjà diminué ses tarifs de 23% sur une partie de sa gamme le 1er janvier, y ajoute un euro bonus de 17%. D’où la chute spectaculaire du prix de certaines voitures: la Fiat 500 TwinAir Pop affichée 18 890 fr. en 2014 revient désormais à 11 990 fr.!

5 - Le cas des véhicules asiatiques

Hormis Hyundai, on constate que les marques asiatiques préfèrent le système des primes et qu’elles sont globalement moins généreuses que leurs concurrentes européennes. Plusieurs importateurs japonais se sont justifiés en expliquant que le yen n’était pas touché par les effets de change entre le franc suisse et l’euro. C’est partiellement faux, car le franc s’est également renforcé face à d’autres monnaies, même si le phénomène est moins marqué: le 14 janvier dernier, 1 fr. valait 114.5 yens contre 127.4 yens un mois plus tard.

Yves-Noël Grin

Télécharger le tableau