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Location orageuse sur la Côte d’Azur

Un couple lausannois découvre que l’état d’entretien de la superbe maison de vacances qu’ils ont louée laisse à désirer.

Trois semaines de détente dans le sud de la France, à deux pas de la mer, dans une belle maison avec piscine. Roger Pavillon et sa femme ont trouvé leur bonheur sur homelidays.com, un site internet français spécialisé dans les locations entre particuliers. La villa qu’ils ont sélectionnée, proche de Saint-Tropez, appartient à un Genevois. Le coût de location se monte à 6000 fr., à verser en deux fois: 3000 fr. d’acompte à la signature du contrat et le solde à verser à l’entrée en location.

Poussière et moisissures

Mais les réjouissances sont de courte durée. Sur place, personne n’est au courant de leur arrivée et la maison ne semble pas prête à les accueillir. Le tableau qu’ils brossent n’est pas reluisant: poussière, saleté, taches de moisissure, forte odeur de renfermé et mobilier repoussé au coin des pièces. Le couple s’empresse de contacter le propriétaire, qui leur propose un nettoyage et une remise en état de la maison aussi vite que possible. Les Pavillon déclinent l’offre. Les deux parties finissent par tomber d’accord: annulation du contrat de location et remboursement de l’acompte de 3000 fr. déjà versé.

L’histoire ne s’arrête pas là: à leur retour, nos lecteurs contactent le propriétaire pour convenir des modalités du remboursement. Mais le discours a changé: le loueur refuse tout net de leur rendre leur argent, arguant que le solde de la location n’a pas été versé à leur arrivée sur place. «J’en déduis que vous aviez dès le début l’intention de refuser d’honorer le contrat et je reviens sur ma décision de vous rembourser», se justifie-t-il ensuite par courrier.

Le ton monte

Le couple s’en défend: «Le virement a été saisi à la banque deux jours avant notre départ et devait être exécuté le mardi suivant notre arrivée. Nous l’avons fait annuler après avoir constaté sur place l’état de la maison.». La preuve de la date de saisie du virement est transmise au propriétaire, mais rien n’y fait.

Depuis, la situation est bloquée et chacun campe sur ses positions. Pour les Pavillon, la maison n’était tout simplement pas habitable. Pour le propriétaire, qui s’est rendu sur place quelques jours plus tard, un petit nettoyage rapide aurait suffi. Il estime que ses locataires ont sauté sur le premier prétexte venu pour aller voir ailleurs et déplore un manque à gagner. Et, si le ton est monté si vite, c’est que chaque camp s’est senti blessé. Les locataires ont vertement critiqué une maison à laquelle le propriétaire est visiblement attaché et qu’il habite régulièrement. En réponse de quoi il a traité ses locataires de «magouilleurs». Assez pour mettre fin à toute discussion et s’orienter vers un règlement juridique du différend. Mais, depuis l’intervention de Bon à Savoir, les deux parties ont toutefois accepté de reprendre contact pour négocier un compromis.

Vincent Cherpillod