Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Des emballages trompeurs, mais qui respectent la légalité...

Tous ces paquets promettent monts et merveilles au consommateur qui se lèche les babines d’avance à la vue de la photo. Mais ce qu’il trouve à l’intérieur du paquet est nettement moins… «emballant».

«L’important, c’est ce qu’il y a dans la boîte», disait une ancienne pub pour des petits pois. Une règle de conduite souvent oubliée par les fabricants qui induisent le consommateur en erreur sur les emballages, avec des images trompeuses d’ingrédients introuvables – ou presque – dans les produits. Nous avons déniché quelques exemples éloquents qui flirtent avec les limites de la légalité (voir ci-contre).

Silence des autorités

La législation sur les denrées alimentaires est très claire: la publicité et l’étiquetage doivent «correspondre à la réalité et exclure toute possibilité de tromperie quant à la nature, à la provenance, à la fabrication, au mode de production, à la composition, au contenu et à la durée de conservation». La charge du contrôle échoit aux laboratoires cantonaux.

Otmar Deflorin, président de l’Association des chimistes cantonaux, se refuse à commenter les exemples que nous lui avons soumis, arguant que «les autorités cantonales d’exécution ne se prononcent pas sur la conformité des étiquettes à la demande de tiers ou des médias. Si un produit ne répond pas aux exigences légales, le chimiste cantonal compétent intervient directement auprès de l’entreprise concernée.»

Autrement dit, les producteurs d’aliments qui ne respectent pas la loi sont discrètement rappelés à l’ordre par les autorités. Les consommateurs, eux, sont, comme trop souvent, laissés dans l’ignorance.

Darko Cetojevic / phc