
Aux CFF, le règlement, c’est le règlement!
Pour commander plusieurs billets de train avec un smartphone, mieux vaut ne pas rater une étape.
Bienvenue en Suisse: Marc Scheurer (photo) et son amie chinoise se souviendront longtemps de l’accueil qui leur a été réservé, le 29 juin à bord de l’Intercity entre Genève et Lausanne, munis de deux billets que Monsieur a commandés à son nom sur son téléphone portable.
En effet, les billets électroniques sont nominatifs, lui a expliqué la contrôleuse. A ses yeux, Madame circulait donc sans ticket, alors que Monsieur se payait le luxe d’en avoir deux à son nom. «Absurde!», a protesté notre lecteur, sommé d’acheter illico un troisième billet et de s’acquitter d’une surtaxe de 90 fr.! Il s’est ensuivi un dialogue de sourds avec un deuxième contrôleur, jusqu’à l’arrivée de la police à la descente du train…
Ce qui agace Marc Scheurer, c’est la rigidité des employés auxquels il a eu affaire et le système de commande des billets. Les réponses des CFF n’ont jamais varié: chaque voyageur doit être muni d’un titre de transport à son nom. Point. Le problème des tickets électroniques? Ce sont des fichiers qui peuvent théoriquement être copiés. C’est donc pour éviter la fraude qu’ils sont nominatifs. Expert en informatique, notre lecteur n’en démord pas: «Leur système est mal fichu. Il serait électroniquement possible, par exemple, de faire «poinçonner» les billets pour qu’ils ne servent qu’une fois.»
Quoi qu’il en soit, l’interface des CFF inclut bel et bien une option qui permet d’entrer les coordonnées de plusieurs passagers. Hélas, cette étape a échappé à notre lecteur qui, une fois parvenu au stade du paiement, ne pouvait plus revenir en arrière.
Philippe Chevalier


