
Les safes toujours plus chers
Banques Plus sûre et plus flexible que l’ouverture d’un compte épargne, la location d’un safe est une option de plus en plus coûteuse.
Les taux d’intérêt des comptes d’épargne se réduisent comme peau de chagrin (lire «0,00% chez UBS, à peine plus ailleurs). Certaines banques appliquent même des intérêts négatifs. Les clients de PostFinance qui ont plus de 500 000 fr. subissent, par exemple, un taux négatif de 1% sur l’excédent. Dès le mois de novembre, UBS Suisse ponctionnera pour sa part 0,75% sur les liquidités de plus de 2 millions de fr. Quant à la Banque Alternative Suisse, elle perçoit 0,75% sur les soldes de plus de 50 000 fr.
Des prix qui restent attractifs
Dans un tel contexte, certains préfèrent déposer leurs liquidités et d’autres biens précieux dans le coffre-fort d’un établissement bancaire. Une solution qui n’entraîne pas de coûts de gestion ou de frais de clôture, mais qui implique une location. Location dont les tarifs ne cessent de grimper dans l’immense majorité des établissements. C’est ce que montre l’évolution des prix depuis notre relevé de 2011 («Safe qui peut!»), en prenant pour exemples la BCGE (+25%), la BCJ (+25,7%) ou la BCN (+48,1%).
En comparant les tarifs actuels, on note de grandes disparités entre les douze banques de notre comparatif (voir tableau). Un simple calcul montre que la BCF est la moins chère avec un prix de 6.16 fr. par dm3 de stockage, devant la Banque Migros (8.60 fr./dm3) et la BCJ (8.89 fr./ dm3). A l’opposé, d’autres facturent leur safe au prix fort comme Credit Suisse (30.71 fr./ dm3), la BCN (21.59 fr./dm3), UBS (20.38 fr./dm3) et la Banque Cler (20 fr. /dm3).
Une facilité d’accès
L’intérêt d’un coffre-fort réside notamment dans la facilité à laquelle on peut y accéder. Il suffit, en principe, de se présenter pendant les heures d’ouverture, muni de sa carte d’identité ainsi que de la clé ou de la carte à puce liée au safe. En cas de perte du sésame, la serrure est remplacée, contre des frais plus ou moins élevés selon les établissements.
Quant à la responsabilité, rappelons qu’elle revient au client. Celle de la banque n’est engagée que si elle est reconnue coupable de négligence grave pour ne pas avoir suffisamment surveillé, sécurisé et verrouillé les coffres. Mieux vaut donc assurer ses biens contre le vol, l’incendie ou encore les dégâts d’eau.
Sou’al Hemma / bbs

