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Question emploi

A propos de notre conseil juridique «Certifier de son absence» (2/18)

Je vous donne le point de vue du médecin dans l’affaire «Certifier son absence». Une personne est malade, mais ne consulte pas parce qu’elle se soigne avec l’aide du pharmacien. Cela lui économise une consultation et elle a bien raison. Son patron lui demande un certificat médical. Elle téléphone ou se rend chez son médecin, une fois guérie, pour demander un certificat médical d’arrêt de travail. Si le médecin – qui n’a pas vu la personne malade – confirme l’arrêt de travail par sa signature, on peut considérer le certificat comme étant un faux ou de complaisance. De mon côté, si je connais bien la personne et sa bonne foi, je proposerais à l’employeur de me téléphoner et je lui expliquerais alors mon point de vue. Avez-vous d’autres idées?

Lucy Nachmias

Nous comprenons très bien vos interrogations car, dans la pratique, il s’avère effectivement qu’un médecin peut difficilement établir un certificat médical sans l’avoir constatée de visu sur son patient. En théorie toutefois, il s’avère malheureusement que le droit se trouve en porte-à-faux avec le bon sens et la logique de régulation des coûts de la santé. L’employé peut dans certains cas avoir à attester de sa maladie par pièce dès le premier jour d’absence si les directives de l’entreprise l’exigent. Ainsi, si le travailleur est averti de cette exigence dans son contrat ou le règlement d’entreprise et que son médecin traitant ne peut pas le recevoir dans la journée, il pourrait être tenu de se rendre, par exemple, aux urgences pour recevoir un tel document. Heureusement, cette rigidité n’est de loin pas la règle pour la grande majorité des employeurs. Discuter avec l’employeur par téléphone paraît être une bonne solution à condition toutefois que votre patient vous y autorise et que l’entretien se limite aux seules informations strictement nécessaires à l’appréciation du cas.

Le Service Juridique