
Vélos en libre service: la Suisse dans la moyenne
Le TCS et ses partenaires étrangers ont évalué les systèmes de vélos en libre service de 40 villes européennes. Bienne, Lausanne et Lugano se placent en milieu de classement.
Lyon est la ville modèle du vélo en libre service en Europe. Avec 343 stations pour 4000 bicyclettes, la cité française se place en première position du classement publié aujourd’hui par le TCS. Elle est la seule à obtenir l’appréciation «très bon», notamment parce que «les vélos sont disponibles 24h/24 pour tous, l’enregistrement est rapide et gratuit, les stations sont totalement automatisées et l’information disponible en plusieurs langues».
A l’opposé, les trois villes néerlandaises d’Utrecht, d’Amsterdam et de La Haye finissent en dernière position (voir tableau). Leurs services ont été jugés «très insuffisant». Parmi les griefs formulés: une inscription payante et exclusivement en ligne, l’incapacité de pouvoir rendre le vélo à une station choisie, un paiement uniquement par prélèvement bancaire, des informations disponibles seulement en néerlandais ou encore des vélos sans vitesse.
Pour le reste, les systèmes de deux villes obtiennent l’évaluation «insuffisant», onze sont «suffisants» et 23 sont «bons». Bienne, Lausanne et Lugano finissent en milieu de classement, avec l’évaluation «bon» pour les deux premières et «satisfaisant» pour la troisième.
Les résultats en Suisse
L’enquête a été menée du 20 mars au 22 mai. Elle s’est basée sur deux grands axes, sans test pratique:
> l’analyse des sites internet;
> des questionnaires envoyés aux sociétés comprenant quatre grands thèmes: accessibilité, informations, facilité d’utilisation, vélos.
Sur le critère d’accessibilité, il a notamment été reproché à Lugano d’avoir une faible densité de stations par habitants avec six stations seulement pour la ville, explique Olivier Caspar, ingénieur en mobilité du TCS, qui a mené l’enquête pour le club suisse.
Au niveau, des informations, la principale carence du vélospot de Bienne réside dans le fait qu’elle ne propose pas d’applications pour téléphones portables, «ce qui n’est pas pratique lorsqu’on est en route et que l’on veut savoir si des vélos sont disponibles à une station», précise Olivier Caspar.
En terme de facilité d’utilisation, le plus gros reproche formulé à l’égard des vélopass de Lausanne et de Lugano est l’absence de station dans les gares des deux villes.
Pour terminer, Le vélospot de Bienne obtient l’appréciation «très bon» sur le critère «vélos». «Les cycles proposés ont un cadre abaissé, une selle réglable, huit vitesses, un porte-bagage, un cadenas supplémentaire si l’on veut s’arrêter en chemin… Bref, ils sont vraiment bien équipés», souligne Olivier Caspar. Les deux-roues velopass de Lugano et Lausanne, en revanche, n’ont pas de suspension, pas de cadenas supplémentaires et sont «habillés» de publicité.
Des lacunes qui pourraient être comblées dans un proche avenir. Le rachat de velopass par CarPostal il y a deux mois permettra peut-être de débloquer des moyens supplémentaires afin d’améliorer la qualité de l’offre. Une éventualité qui a été évoqué ce matin par Lucas Girardet, directeur de velopass dans l’émission On en Parle (RTS-La Première).
Sébastien Sautebin


