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50 fonds de placement: les meilleurs fonds pour votre épargne

La récente crise du marché hypothécaire américain a affecté presque toutes les Bourses – sauf celles de l’Asie. Après une baisse momentanée, les fonds de placement ont repris l’ascenseur.

Tout Compte Fait vous propose chaque trimestre une sélection des cinq meilleurs fonds de placement dans les dix principaux secteurs économiques. Tous les fonds figurant dans nos tableaux sont négociables en Suisse.

Nous indiquons les performances à un an et à trois ans, annualisées dans ce dernier cas. Ainsi, une performance annualisée sur trois ans de 20% signifie une performance brute de 72%.

Pour vous assurer de la notation qualitative des fonds qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les banques en ligne et les agences d’information (par exemple www.morningstar.fr, www.swissquote.ch, www.e-sider.com).

Philippe Barraud
et VZ VermögensZentrum, Lausanne

  1. Obligations suisses – Les cours des obligations sont fortement montés entre juillet et septembre, à la suite de la nervosité croissante des marchés des actions et des capitaux suscitée par la crise des hypothèques. Conséquence: le rendement des emprunts de la Confédération à dix ans est passé de 3,4% à 3,05%. Au début de septembre, la Banque nationale a relevé le taux du Libor à trois mois à 2,75%. Il est possible que de nouvelles hausses interviennent.
  2. Actions USA – En juillet, dès que l’ampleur de la crise des «subprimes» sur le marché hypothécaire a été connue, les actions américaines se sont massivement effondrées. Toutefois, une conjoncture apaisée a permis une rapide reprise des cours. La baisse des taux à 4,75% décidée par le Federal Reserve Board le 18 septembre a ramené le calme sur les marchés, même si le spectre d’une récession n’a pas été éliminé. Les indicateurs montrent un ralentissement de la croissance et une crainte des consommateurs face à l’inflation, en raison de la faiblesse du dollar.
  3. Actions pharma – Ce secteur a aussi été marqué par de sévères corrections en juillet-août, à la suite de la crise des «subprimes». Les entreprises leaders du monde pharmaceutique devront compter avec plusieurs problèmes dans le proche avenir: échéance des brevets de médicaments très profitables, manque de percées innovantes, augmentation des coûts de la santé... De leur côté, les producteurs de génériques, eux, vont profiter de ces circonstances.
  4. Actions financières – Comme aux Etats-Unis et en Europe, les titres financiers ont subi de fortes baisses, les banques étant particulièrement touchées. Mais, grâce à la réaction des banques centrales, les craintes d’une récession ont été levées, et les cours sont repartis à la hausse. Néanmoins, l’environnement du crédit s’est incontestablement restreint. Cela devrait freiner la vague de concentrations et d’acquisitions, ce qui affectera négativement les banques d’investissement.
  5. Actions Asie ex-Japon – Quasi insensibles à la correction du mois d’août, les marchés asiatiques ont pu afficher des plus-values à deux chiffres, le trimestre écoulé. Le secteur financier a été à peine touché par la crise hypothécaire, ce qui a rassuré l’ensemble des marchés. La stabilisation politique en Thaïlande a influencé positivement le marché et l’Inde a poursuivi sa croissance rapide.
  6. Actions marchés émergents – Les actions des sociétés des pays émergents ont suivi le mouvement des Bourses des pays industrialisés. Les cours se sont pourtant repris rapidement. La quasi-absence de liens de ces places financières avec le marché immobilier américain les rend de nouveau très attractives. Les poids lourds de ce secteur (Brésil, Russie, Chine, Inde) ont dépassé l’indice MSCI World Index de 27%.
  7. Actions Europe de l’Est – Le bilan du troisième trimestre est resté positif en Europe de l’Est, même si la crise du crédit américain a laissé des traces profondes. Mais l’évolution a aussi été freinée par la relative faiblesse des actions russes, restées au dessous de la moyenne. Les tensions politiques ont affecté le marché de la Turquie. Néanmoins, ceux d’Europe de l’Est ont progressé de 55% en francs suisses.
  8. Actions Europe – Le troisième trimestre a été sous la pression de la crise du crédit. Les marchés européens ont néanmoins bien résisté, avec un recul compris entre 1,5% et 4%. Mais, grâce à la baisse des taux de la Fed, les pertes ont été compensées à la fin du trimestre. Ce sont les valeurs financières qui ont le plus souffert. Comparé aux autres places européennes, le DAX (Allemagne) a connu le meilleur développement, avec une performance sur l’année de 17,4%.
  9. Actions Suisse – Les titres peu liés à la branche financière ont profité d’une bonne reprise en juillet et août. Du début juillet à septembre, l’action Nestlé a gagné 11,5%, alors que le SMI perdait 3%. Les principales perdantes ont été les entreprises financières actives aux Etats-Unis et dans l’Euroland. Les PME s’en sont un peu mieux tirées. Dans l’ensemble, l’économie suisse reste en bonne santé et les perspectives sont favorables.
  10. Fonds immobiliers – Même si les taux à moyen et long termes sont descendus dans la droite ligne de la crise du crédit, les fonds immobiliers n’ont guère pu en profiter. La tendance à la baisse du deuxième trimestre s’est donc poursuivie. La performance annuelle pour 2007 apparaît modeste, à 0,5%. Du moment que l’écart (différence entre la capitalisation boursière et la valeur de revente) demeure à un niveau élevé, cette évolution anémique des cours n’est pas surprenante.
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