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Construire son épargne au meilleur taux

De 0,5% à 1,25%, les comptes épargne ordinaires rémunèrent bien peu, même si les taux tendent à s’élever.

Les petites économies font les grandes fortunes. Soit! Mais où les placer pour accélérer un peu le mouvement? L’option la plus couramment retenue est le compte épargne bancaire. L’argent ne fructifie ici qu’à une faible cadence – de 0,5% à 1,25% pour les produits standard – mais il reste on ne peut plus disponible, et ce compte rapporte toujours davantage qu’un compte courant.

Tout Compte Fait a comparé les taux offerts par douze des principales banques de Suisse romande ainsi que par PostFinance, tout en détaillant certaines de leurs conditions (voir tableau). La sélection se cantonne aux comptes épargne «ordinaires», soit l’offre la plus large, la plus simple, mais aussi la moins contraignante possible pour le client. Dans la dernière colonne, quelques autres solutions gratifiées d’un intérêt plus élevé sont aussi mentionnées.

De 0,5% à 1,25%

Le 1er septembre, la Banque Cantonale de Berne (BCBE) rémunérait ainsi le plus généreusement le pécule de ses clients, avec un taux fixé à 1,25%. A l’extrême opposé, les Banques Cantonales de Fribourg (BCF) et de Genève (BCGE) offraient deux fois et demi moins, soit 0,5% d’intérêt.

A ce tarif, les clients de la BCBE n’ont le droit de retirer de leur compte que 10 000 fr. par mois, sans préavis, alors qu’à la BCF cette limite mensuelle est de 50 000 fr. En ce point, elle est la plus flexible de toutes. Six établissements – les Banques Cantonales du Jura (BCJ), de Neuchâtel (BCN) et du Valais (BCVS) ainsi que Credit Suisse, PostFinance et UBS affichent la même limite de 50 000 fr., mais elle y est annuelle. Cela permet néanmoins de payer comptant une voiture, par exemple. Ailleurs, il faudra généralement avertir la banque trois à six mois à l’avance pour retirer une telle somme. A défaut, le retrait demeure en général possible, mais sera sanctionné par une pénalité. Celle-ci avoisine souvent 1% de la somme retirée surpassant la limite. Cette pénalité tombe, bien entendu, lorsque l’argent est transféré ailleurs dans l’établissement.

Les débits sont aussi fréquemment plafonnés en nombre. A la différence des comptes salaire, ceux destinés à l’épargne ne sont pas prévus pour la gestion courante, qui multiplie les écritures. Raison pour laquelle la tenue du compte est gratuite, à deux exceptions près, celles de la BCBE et de la BCN qui retiennent respectivement 4 fr. et 5 fr. par an à cet effet. Toutes les banques proposent un relevé annuel gratuit du compte, trimestriel à PostFinance.

Débits limités en nombre

La Banque Cantonale vaudoise (BCV) et la BCN sont les plus strictes en nombre de débits. Les six premiers de l’année sont gratuits; au-delà, ils coûtent respectivement 2 fr. et 3 fr.

Attention, si prélever de l’argent sur son compte épargne en utilisant les bancomats de son établissement bancaire est toujours gratuit, le passage au guichet est parfois payant, comme à la BCGE, par exemple. L’usage d’un distributeur appartenant à la concurrence, pour autant que cela soit possible, peut également faire l’objet de frais supplémentaires. Le client a donc intérêt à se renseigner auparavant.

Afin de limiter les transactions, la carte Maestro n’est pas distribuée pour la majorité des comptes épargne. On peut toutefois en obtenir une auprès des Banques Cantonales de Berne, de Neuchâtel, du Valais et du canton de Vaud ainsi que dans celles du Groupe Raiffeisen, parfois à la condition qu’elle soit aussi liée à un compte courant.

15 fr. pour fermer le compte

L’ouverture d’un compte épargne est partout gratuite. En revanche, le fermer coûte 3 fr. à la Banque Coop, 12 fr. à la Banque Cantonale du Jura et 15 fr. à la Raiffeisen.

Dernier point, la plupart des banques posent une limite de rémunération à leurs comptes épargne. Au-delà d’un certain montant, généralement 100 000 fr. ou 500 000 fr., les économies sont créditées d’un taux d’intérêt inférieur. Mais, avec un tel montant en caisse, il serait effectivement judicieux d’envisager d’autres formes de placement plus rentables. Si l’aventure boursière ne tente pas le client, il peut toujours se tourner vers des obligations de caisse ou d’autres formes de comptes épargne plus rémunératrices, tels ceux évoqués dans la dernière colonne du tableau (lire aussi encadré).

Joy Demeulemeester

Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré.

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