
Le fisc «recolle» les couples divorcés
Est-ce normal que l’administration fiscale genevoise «recolle» les couples divorcés, qui exercent une garde alternée, en n’accordant qu’une seule déduction pour enfant?
Normal peut-être pas, car, quand l’enfant habite la moitié de la semaine chez sa mère et l’autre chez son père, les coûts sont forcément plus importants que si la famille vivait sous le même toit. Mais il est effectivement vrai que les taxateurs genevois, comme la plupart des autres autorités fiscales cantonales, n’accordent qu’une seule déduction par couple, même si celui-ci est divorcé.
Toutefois, si le jugement de divorce prévoit l’exercice d’une garde alternée 50/50, la charge de l’enfant mineur et les déductions sociales qui y sont liées sont alors attribuées par moitié entre les deux parents.
Dans les autres cas, et notamment celui d’une garde alternée 40/60 ou celui d’un large droit de visite, la charge de l’enfant est uniquement attribuée au parent qui l’héberge le plus souvent. En règle générale, elle revient donc à la mère. Le père peut, en revanche, déduire de son revenu imposable la pension alimentaire versée en fonction du jugement de divorce.

