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Le personnel a son mot à dire dans la gestion du 2e pilier

Les capitaux de prévoyance se chiffrent en milliards de francs en Suisse. Quoi de plus logique que d’impliquer leurs propriétaires, à savoir les assurés, dans leur gestion? La loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) impose donc une représentation paritaire (employeur et employés) dans le conseil de fondation, organe suprême de chaque institution de prévoyance.
Pendant longtemps, cette directive est quasiment restée lettre morte. Pas facile, en effet, de trouver, au sein du personnel, des perles rares capables de gérer cette fortune aux côtés de leur employeur ou de spécialistes.
Mais tout a changé en 2005, avec la révision de la LPP. Les institutions de prévoyance doivent non seulement offrir une formation adéquate aux représentants du personnel, mais aussi les dédommager pour le temps passé en cours ou en séances.
Dans les fondations collectives (banques ou assurances) auxquelles sont affiliés plus de la moitié des assurés en Suisse, les délégués régionaux du personnel sont désignés lors de votations. En revanche, dans les fondations propres aux PME ou communes à quelques entreprises, un des employés doit occuper un siège dans cedit conseil.
Et pas question, si personne ne se presse au portillon, de le remplacer par l’épouse ou le fils du patron! Le personnel doit revendiquer le droit à la parole, à moins de mandater un expert pour se faire représenter. S’il échoue à faire valoir ses droits auprès du conseil de fondation, il devra saisir l’autorité de surveillance de son canton.