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Une borne en guise de labo

Tout Compte Fait a évalué les développements de photos numériques dans des bornes. Le prix n’est pas nécessairement synonyme de qualité.

Avec l’essor de la photo numérique, les moyens de développer ses clichés se multiplient sur le marché. Il est possible de glisser son CD de prises de vues dans une pochette pour le faire développer en laboratoire ou de faire sa commande directement par l’internet. Désormais, on peut aussi développer soi-même ses photos à des bornes, qui équipent la plupart des grandes surfaces, en déchargeant sa carte mémoire, un CD ou son téléphone s’il est équipé de Bluetooth. Il suffit de sélectionner le type de développement souhaité et de glisser ensuite les pièces dans l’appareil. En quelques minutes, on récupère les tirages papier.

Tout Compte Fait en a testé quatre dans la région lausannoise (voir tableau). Premier fait étonnant: le prix du développement coûte deux fois plus cher (1 fr. la photo) à Migros qu’à Coop, son éternel concurrent. Une différence presque identique qu’entre Manor et la Fnac.

Ce prix plus élevé procure-t-il pour autant une garantie de meilleure qualité? Pour le savoir, nous avons demandé à José Crespo, photographe professionnel indépendant, d’évaluer la qualité des tirages obtenus à chaque borne, à l’aide d’un même CD-ROM contenant quatre photos différentes: un groupe de portraits, un paysage, une scène de nuit et un monument historique.

Critères d’évaluation

  • L’impression générale (premier regard sur l’image). C’est le point le plus important, qui compte pour 50% dans notre évaluation.
  • Les aspects techniques, soit le rendu des couleurs (pondéré à 20%), des contrastes (pondéré à 15%) et la netteté (pondérée à 15% aussi). Moins perceptibles pour le public, ces critères n’échappent pas à un œil de spécialiste.

L’évaluation met en évidence une quasi-uniformité de la qualité, par ailleurs très satisfaisante en règle générale. Pour des prix atteignant presque le double, les commerces les plus onéreux ne gagnent que quelques dixièmes de points: c’est trop cher payé.

Reste le problème de la résistance au temps. Les laboratoires de photo traditionnels estiment que leurs tirages peuvent se conserver au moins cinquante ans. Un recul que n’ont pas les fabricants de bornes, puisque ces dernières viennent d’apparaître sur le marché.

Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré.

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