
50 fonds de placement: les meilleurs fonds pour votre épargne
Des chiffres positifs presque partout, des perspectives excellentes: l’investisseur n’a que l’embarras du choix pour ses placements. C’est tout le problème!
Tout Compte Fait vous propose tous les trimestres une sélection des cinq meilleurs fonds de placement dans les dix principaux secteurs économiques. Tous les fonds figurant dans nos tableaux sont négociables en Suisse.
Nous indiquons les performances à un an et à trois ans, annualisées dans ce dernier cas. Ainsi, une performance annualisée sur trois ans de 20% signifie une performance brute de 72%.
Pour vous assurer de la notation qualitative des fonds qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les banques en ligne et les agences d’information (par exemple www.morningstar.fr - www.swissquote.ch - www.e-sider.com).
Philippe Barraud
et VZ VermögensZentrum Lausanne
Obligations en francs suisses: hausse modérée
Le mouvement à la hausse des intérêts s’est poursuivi au premier trimestre 2006, confirmant une correction du niveau des intérêts attendue depuis longtemps. Des perspectives conjoncturelles améliorées ainsi que les hausses des taux directeurs, aussi bien de la BNS que des banques centrales européennes, expliquent ce mouvement vers le haut. Le rendement des emprunts d’Etat suisses à dix ans a augmenté de 40 points, à 2.4%, au premier trimestre. Sur fond de situation macroéconomique robuste, les intérêts devraient encore s’élever. Un consensus se fait pour prévoir des rendements en hausse modérée en 2006. Peu de changements importants dans le classement des fonds de cette catégorie. Les cours des obligations en francs suisses se sont repliés en raison de la hausse des taux d’intérêts.
Actions USA: dynamique maintenue
Le moteur et le pivot de la conjoncture américaine ont été et demeurent le marché immobilier, qui s’est considérablement refroidi. Ses effets sur la consommation privée sont toujours controversés, mais ils ne devraient pas être aussi forts que prévu, et n’influenceront que graduellement la consommation au cours de l’année. Les premiers indicateurs, qui sont optimistes, laissent augurer une poursuite de la dynamique conjoncturelle. De plus, les investissements croissants des entreprises soutiennent la bonne santé de l’économie américaine. Ses sociétés disposent de grosses réserves de liquidités, ce qui pourrait susciter des activités de M&A (Mergers and Acquisitions). A l’avenir, pour battre l’indice mondial des actions, des impulsions venant des marchés financiers seront nécessaires.
Marchés émergents: le BRIC en forme
Dans les pays en développement, des tendances diverses se sont fait jour au premier trimestre. Tandis que les marchés asiatiques de l’indice mondial (MSCI World) sous-performaient légèrement, les marchés de l’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud ont connu des progressions fulgurantes. La cause de cette divergence dans les rendements seraient à rechercher dans les prix des matières premières, qui sont à nouveau en légère hausse après une détente vers la fin de 2005. Des pays comme le Brésil et la Russie (qui forment le BRIC avec l’Inde et la Chine) en ont particulièrement profité. L’évolution des prix des matières premières dans les pays émergents semble constituer un facteur important. Les valeurs du Moyen-Orient ont subi de fortes corrections de cours. C’est pourquoi le Fonds JPMorgan Middle East Equity a dû quitter notre «top five».
Asie hors Japon: tracas politiques
Les pays asiatiques ont subi l’influence des hausses des taux d’intérêts dans les pays industrialisés. Cela s’est traduit principalement par une baisse nette des flux financiers pendant l’année écoulée. Cette situation a été aggravée par des tensions politiques dans des pays comme la Thaïlande. Pratiquement, seules les grandes puissances que sont la Chine et l’Inde ont pu connaître des hausses de cours au-dessus de la moyenne. Toutefois, en Chine, des tendances croissantes à la surchauffe se sont manifestées, qui pourraient conduire à un ralentissement de l’économie. Au premier trimestre, Taiwan et la Corée ont connu une évolution négative. Taiwan a souffert de troubles politiques liés à l’élection présidentielle, tandis que la hausse des taux directeurs en Corée a suscité des craintes. De plus, l’attitude négative à l’égard des titres technologiques a pesé sur les Bourses orientées sur ces valeurs.
Valeurs financières: à fond la forme
Comme lors du dernier trimestre 2005, le secteur financier s’est globalement bien développé. Avec une performance trimestrielle de 6.9% (en francs suisses), il a nettement dépassé l’indice mondial des actions (5.7%). Il dépasse d’ailleurs aussi plusieurs autres indices sectoriels du MSCI. Cette bonne tenue s’explique, d’une part, par la hausse des taux et d’autre part, par le niveau élevé des revenus des consommateurs. Enfin, l’abondance de liquidités des entreprises a permis une augmentation des revenus liés au Corporate Banking. Dans le classement des fonds, le MLIIF World Financials Fund se maintient en tête.
Pharma et biotech: le moment d’investir?
Bien que le domaine de la santé soit resté une nouvelle fois au-dessous de l’indice mondial, des tendances positives se manifestent. D’une part, on peut citer les efforts faits pour créer des synergies et réduire les coûts dans les entreprises du Health Care, au travers d’acquisitions/participations, comme l’exemple de Bayer/Schering. D’autre part, les entreprises du secteur de la santé appartiennent à des valeurs à cycle tardif. Les rendements inférieurs des entreprises prévus par les analystes ainsi que des dépenses de consommation en recul, font des entreprises du Health Care des vecteurs de placement recommandables, en raison de leur caractère défensif et d’une répartition de bénéfices constante. Comme ces entreprises sous-performent depuis presque deux ans, leur évaluation favorable et les prévisions de gains parlent en faveur d’une attitude positive envers cette branche.
Europe de l’Est: merci la Russie
Après les mouvements de repli du dernier trimestre 2005, l’Europe de l’Est s’est refait une santé au premier trimestre 2006 et dégage de nouveau des rendements importants. L’indice MSCI Eastern Europe a gagné 18% et rejoint ainsi les régions les plus fortes de la période. La bonne performance de la Russie a été déterminante, qui a profité de la hausse du prix des matières premières. Mais les autres pays de l’Europe de l’Est ont aussi produit des plus-values marquées. Bien que la croissance historique de cette région se poursuive, certains pays ne sont plus favorablement notés. Si de nombreux investisseurs choisissent de se retirer cette année, il s’ensuivra une augmentation du risque. Dans la liste des fonds, il n’y a pas de changement à la tête du classement. Le MLIIF Emerging Europe Fund conserve sa première place, grâce à une position relativement forte en Russie (47%).
Europe: la locomotive allemande
Des données économiques positives, des indicateurs au vert, voilà de quoi maintenir en forme les marchés européens des actions. Que ce soit du point de vue de l’activité économique ou de celui des marchés des actions, l’Allemagne maintient sa position de locomotive de l’espace européen. L’indice IFO du climat des affaires, en hausse marquée puisqu’il a atteint en février le plus haut niveau depuis octobre 1991, témoigne du dynamisme croissant des économies les plus importantes en Europe. Un autre facteur non négligeable pour les Bourses européennes, c’est l’intensité des fusions et des rachats, qui stimulent l’intérêt des investisseurs. Dans un contexte aussi positif, l’indice MSCI Europe a progressé de 8% (en francs suisses) en ce début d’année. C’est ainsi que les marchés européens ont une fois de plus dépassé la Bourse américaine, qui n’a crû que de 3%.
Suisse: le printemps des PME
De toute évidence, avec ses performances élevées, le marché suisse des actions est sorti du climat funeste de l’année 2000. A côté d’indicateurs qui demeurent remarquablement favorables sur le front des affaires, les bons chiffres des entreprises font oublier l’indice d’alors. Y ont particulièrement contribué les valeurs des poids lourds de l’indice que sont UBS, Novartis et une ABB métamorphosée. Pour le SMI, il en est résulté un «plus» de quelque 5%. A nouveau, les petites capitalisations ont pris le meilleur, de sorte que l’indice SPI a crû d’un bon 6%. Comme cette tendance persiste depuis longtemps, il n’est pas surprenant qu’une grande partie des meilleurs fonds investisse une large part du portefeuille dans les small et mid caps.
Immobilier: l’hypothèque des taux hypothécaires
Après un début médiocre dans la nouvelle année – l’indice SWX des fonds immobiliers a perdu plus de 1.5% les deux premières semaines –, les fonds immobiliers ont connu une croissance moyenne de 1.3% au premier trimestre. Cette évolution est surprenante, dans la mesure où, pendant le même temps, les taux des hypothèques fixes à cinq ans ont augmenté de 0.4%. Si les taux devaient continuer leur progression, les fonds immobiliers en subiraient de plus en plus l’influence. Avec un écart de 28%, les fonds immobiliers conservent, dans une perspective historique, une évaluation élevée, ce qui les expose davantage à des baisses de cours.
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