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50 fonds de placement: les meilleurs fonds pour votre épargne

Les régions privilégiées demeurent l’Europe de l’Est et l’Asie, mais l’Amérique latine et le Japon leur dament le pion. Les fonds immobiliers marchent fort, ceux en obligations ne rapportent plus rien!

Tout Compte Fait vous propose chaque trimestre une sélection des cinq meilleurs fonds de placement dans les dix principaux secteurs économiques. Tous les fonds figurant dans nos tableaux sont négociables en Suisse.
Nous indiquons les performances à un an et à trois ans, annualisées dans ce dernier cas. Ainsi, une performance annualisée sur trois ans de 20% signifie une performance brute de 72%.
Pour vous assurer de la notation qualitative des fonds qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les banques en ligne et les agences d’information (par exemple www.morningstar.fr, www.swissquote.ch, www.e-sider.com).

Philippe Barraud et VZ VermögensZentrum Lausanne

Europe de l’Est: performance spectaculaire
Après une courte correction, le rally des actions dans les Etats d’Europe de l’Est s’est poursuivi à un rythme accéléré. Au cours du troisième trimestre seulement, l’indice MSCI Europe de l’Est s’est apprécié de 38% en francs. Une performance rendue possible par l’afflux élevé de capitaux étrangers ainsi que par la bonne tenue de la Bourse russe. La valorisation des entreprises a nettement augmenté et apparaît maintenant moins attractive. Les fonds des pays est-européens ont surtout profité de leur composition, qui comprend quelque 50% de valeurs fondées sur l’énergie et les matières premières.

Asie hors Japon:
des perspectives intactes
En raison des prix élevés du pétrole, les Bourses asiatiques ont connu un mois d’août difficile. C’est particulièrement vrai pour les pays qui subventionnent les carburants, comme la Malaysia, l’Indonésie et la Thaïlande. C’est seulement au début septembre que les pertes du mois précédent ont pu être compensées. L’indice du secteur Asie-Pacifique sans le Japon a bouclé les trois derniers mois sur une note positive. Les fonds qui ont mis l’accent sur des valeurs sud-coréennes et indiennes ont profité de la très bonne tenue de ces marchés. Par rapport aux pays industrialisés, mais aussi aux autres pays émergents, cette région dans son ensemble continue de bénéficier d’une évaluation attractive, et profite de surcroît de la forte croissance de la Chine.

Fonds immobiliers: des sommets historiques
L’indice SWX des fonds immobiliers a encore progressé ces trois derniers mois de 1.3%. Cela malgré une légère augmentation des taux d’intérêt sur les emprunts d’Etat à cinq ans. Les fonds immobiliers ont ainsi atteint des sommets historiques. Du fait que même les obligations d’Etat à dix ans rapportent moins de 2%, les fonds immobiliers demeurent une alternative intéressante. La forte demande de dividendes a fait diminuer le rendement des locations. Cette demande se reflète par ailleurs dans des écarts moyens élevés (lire TCF No 9/2005) qui sont payés pour les fonds immobiliers. Il faut donc être conscient qu’une hausse des intérêts à taux long pourrait provoquer des baisses de cours.

Marchés émergents: le trend ne faiblit pas
Malgré la hausse des taux aux Etats-Unis et un prix du pétrole qui reste élevé, l’argent continue d’affluer sur les marchés émergents. Ce sont principalement l’Asie, l’Europe de l’Est et l’Amérique latine qui en ont profité de manière différenciée. Tandis que des pays exportateurs de matières premières tirent leur épingle du jeu grâce à des cours élevés, comme la Russie et le Brésil, les pays d’Asie du Sud-Est souffrent des prix élevés du pétrole. Cette évolution a frappé les places boursières locales. C’est ainsi que la Russie et le Brésil ont massivement gagné en valeur ces derniers mois, tandis que l’Asie marquait le pas. Quant aux Bourses du Moyen-Orient, elles ont pu engranger des hausses de cours, grâce aux pétrodollars et à une croissance remarquable de l’économie. Pour s’être concentré sur cette région, le JPMorgan Fleming Middle East Equity Fund en a bien profité.

Europe: viser la croissance
Depuis fin juillet, l’indice MSCI Europe a gagné 7.9%. Ce développement favorable peut surprendre dans le contexte des problèmes conjoncturels européens. L’économie dans l’Euroland ne se développe que de manière très retenue. Ce sont avant tout les difficultés des grands pays de l’Union qui pèsent sur la conjoncture, alors que celle-ci se resserre assez fortement en Grande-Bretagne. Aussi les titres de croissance semblent-ils revenir dans la cible des investisseurs. Ce réajustement explique qu’on trouve deux fonds orientés vers la croissance parmi les cinq premiers. Carmignac continue de profiter de son engagement dans les titres est-européens.

Suisse: tendance positive, privilégiez les PME
Les actions d’entreprises suisses se sont appréciées de près de 11% au troisième trimestre, soit davantage que leurs semblables européennes. Cette progression a été soutenue par une dynamique forte de la conjoncture en Suisse. Le commerce de détail et l’indice de la consommation se sont distingués des trends internationaux, qui étaient négatifs. Les premiers indicateurs laissent prévoir la poursuite d’une tendance positive pour les mois à venir. Les valeurs du domaine pharmaceutique comme celles de la finance se développent de manière très réjouissante. Les gestionnaires de fonds qui ont investi dans des petites et moyennes entreprises conservent leur avance, grâce à la surperformance persistante de ces valeurs.

Pharma qui pleure, biotech qui rit
Le secteur de la santé est resté en retrait de 3% par rapport au grand marché des actions. Cela dit, la différence des performances à l’intérieur de ce secteur est frappante. Tandis que les prestataires de services et la technique médicale se maintenaient presque exactement à la hauteur de l’indice MSCI World, les valeurs pharmaceutiques ne sont pas parvenues à convaincre, et se sont développées nettement au-dessous de la moyenne. A l’inverse, les placements dans les valeurs biotechnologiques ont progressé, largement grâce à l’ascension spectaculaire d’Amgen en juillet. Ces trends différenciés se retrouvent dans les fonds. Les produits orientés sur les biotechnologies ont pu se pousser en avant et prendre les premières places dans le secteur de la santé.

Finances: toujours en demi-teintes
Au troisième trimestre, selon l’indice MSCI World Financials Index, les valeurs financières se sont développées un peu plus faiblement que l’indice des actions. Leur grande dépendance de l’évolution du marché des capitaux ont conduit des branches sensibles aux taux d’intérêts, comme la banque et l’assurance, sur une tendance baissière. Des taux d’intérêts en hausse renchérissent les coûts d’un secteur financier alimenté par des fonds étrangers importants. Conséquence des ouragans qui ont frappé les Etats-Unis, les titres des assureurs ont souffert davantage que la moyenne, les investisseurs redoutant le paiement de dédommagements très élevés. Tant sur trois ans que sur trois mois, les fonds qui ont le mieux performé dans ce secteur sont ceux de Merrill Lynch et de Goldman Sachs. Toutefois, si l’on rapporte les performances de ces fonds sur trois ans à l’indice du secteur, on remarque qu’aucun n’a réussi à le dépasser.

Les obligations en francs suisses au plancher
Au troisième trimestre, les rendements des emprunts d’Etat suisses à dix ans sont tombés à moins de 1.8%, atteignant ainsi un nouveau plancher historique. Situation inhabituelle, car historiquement des prix du pétrole très élevés stimulent le renchérissement. Ce sont les propriétaires de leur logement qui profitent le plus de la situation, car ils peuvent financer leur bien avec des hypothèques avantageuses. Pour ceux qui détiennent des obligations en francs suisses en revanche, la situation est plus que désagréable. Déduction faite de l’inflation, ils ne peuvent compter que sur un rendement net de moins de 1%. En comparaison sur trois ans, les fonds investis dans des emprunts à solvabilité faible s’en tirent mieux que ceux à solvabilité supérieure.

Action américaines: résistance malgré le pétrole
La conjoncture américaine a perdu de son dynamisme au troisième trimestre. Les causes principales en sont les intérêts en hausse et les ravages des deux cyclones. Il est vrai pourtant qu’avant même Katrina, l’économie américaine était déjà à la peine sous la pression des taux d’intérêts et du prix élevé du pétrole. La demande en matière de consommation est venue avant tout d’un trend positif sur le marché du travail et de la bonne santé du marché immobilier. Les prix des maisons semblent avoir récemment dépassé leur plus haut niveau. L’économie américaine apparaît pourtant singulièrement robuste si l’on considère le prix élevé du pétrole, qui n’a pas encore influencé négativement la dynamique conjoncturelle. Ces conditions laissent néanmoins supposer un léger fléchissement de la croissance au cours du prochain trimestre.

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