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50 fonds de placement: les meilleurs fonds pour votre épargne

L’Europe de l’Est et l’Asie restent des valeurs à haut rendement, tout comme les fonds immobiliers suisses.

Tout Compte Fait vous
propose chaque trimestre une sélection des cinq meilleurs fonds de placement dans les dix principaux secteurs économiques. Tous sont négociables en Suisse.
Depuis notre sélection de mars, plusieurs lecteurs nous ont fait part des difficultés à passer leurs ordres à leur banque: soit le fonds acheté n’était pas celui choisi, soit la transaction était refusée parce que la mise minimale était de… 1 million d’euros. Rappelons que les fonds, dont les noms sont souvent longs et compliqués, sont divisés en plusieurs variantes (A, B, C), selon qu’ils sont destinés aux investisseurs institutionnels (caisses de pension par exemple) ou aux particuliers. Dans le cas du fonds à 1 million d’euros, la banque s’était trompée de variante. Généralement, la mise minimale pour les particuliers se situe entre 1 fr. et 5000 fr. Pour éviter toute confusion, il est indispensable d’indiquer à la banque le numéro ISIN du fonds dont on désire acheter des parts.
Nous indiquons les performances à un an et à trois ans, annualisées dans ce dernier cas. Ainsi, une performance annualisée sur trois ans de 20% signifie une performance brute de 72%.
Philippe Barraud
et VZ VermögensZentrum Lausanne

Europe de l’Est: la fête continue
Aussi bien sur une durée de trois ans que pendant les douze derniers mois, les marchés est-européens ont offert aux investisseurs des rendements de rêve, avec des cours en hausse de 20% par année. La principale préoccupation pour cette région demeure la convergence avec les Etats de l’Union européenne.
Les pays de l’Est européen profitent d’investissements étrangers en forte hausse, parallèlement à une croissance plus forte qu’à l’Ouest et à une situation démographique avantageuse. Pourtant, des risques sont apparus dans le passé récent. Une plus grande frilosité des investisseurs, et la controverse sur la Constitution européenne en France, ont fait tomber les cours de quelque 18%.

Asie hors Japon: croissance un peu réduite
Malgré un court recul au cours de la deuxième semaine d’avril, la success story des pays asiatiques se poursuit. Toutefois, les fortes performances de ces dernières années ne devraient pas se reproduire de manière aussi marquée, en raison d’une conjoncture affaiblie et d’une profitabilité moins grande des entreprises. Malgré cela, le MSCI Asia Pacific ex-Japan a déjà dégagé un rendement de 7% pour l’année en cours et, par conséquent, a dépassé l’indice MSCI World. Les Bourses asiatiques profitent d’une demande intérieure forte et de la croissance chinoise. Grâce à la surpondération de ses valeurs australiennes et à l’accent mis sur celles secondaires, le Fonds AXA Rosenberg Pacific Ex-Japan Small Cap a clairement distancé la concurrence.


Fonds immobiliers: la région lémanique cartonne
Les investisseurs en fonds immobiliers ont été parmi les grands gagnants de ces dernières années. Sur une période de trois ans, les fonds ont rapporté en moyenne quelque 9% par an. Les fonds axés sur la Suisse romande se sont développés encore mieux, profitant d’une forte demande de logements dans la région lémanique. Toutefois, comme la valeur d’inventaire nette des fonds ne s’est accrue que légèrement, plus de la moitié de la performance résulte d’un accroissement de l’écart entre valeur boursière et valeur d’inventaire. Cet écart a atteint un niveau record. Or, un écart élevé expose les fonds immobiliers à des baisses de cours. Les semaines écoulées ont permis d’observer à quel point les fonds sont liés aux taux d’intérêt à long terme.

Marchés émergents: tirés par la Chine
Les places boursières des régions en croissance d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est continuent à bénéficier d’une évaluation favorable par rapport aux marchés des pays industrialisés. La différence s’est toutefois réduite, et le goût du risque des investisseurs s’est refroidi. Cette aversion au risque s’est manifestée avant tout envers l’Europe de l’Est et l’Amérique latine dont les Bourses, après une entrée en fanfare dans la nouvelle année, se sont refroidies au cours des deux derniers mois. Depuis le début de 2005, ces régions ont produit des rendements de, respectivement, 3.4% et 6.6%. Les pays émergents devraient profiter cette année encore de la faim inextinguible de la Chine en matières premières. Pourtant, cette dépendance, ajoutée à une conjoncture mondiale affaiblie, porte en elle de très gros dangers. Le Fonds JPMorgan Fleming Middle East Equity Fund s’appuie essentiellement sur le Proche Orient. Ces places boursières ont acquis ces derniers mois énormément de valeur.

Europe: des stratégies différenciées
Depuis avril 2002, le MSCI Europe en francs suisses a progressé d’un maigre 2%. Il n’empêche: l’index a pu ainsi rattraper la chute des cours du crash de 2002. Les managers de fonds les plus avisés ont montré que les choses allaient dans le bon sens, en réalisant un mieux de plus de 12%. Des stratégies différenciées entrent en jeu. Par exemple, tandis que PAM Equities Opportunity met fortement l’accent sur la Belgique, Carmignac Grande Europe investit aussi dans des valeurs d’Europe orientale et de petites capitalisations. De son côté, Ofima Cible s’intéresse à des candidats à la reprise et à des entreprises en cours de restructuration. Elles ont en commun une surperformance évidente par rapport à l’indice.

Suisse: les petites caps’ ont la faveur
Tout comme les indices européens, le marché suisse des actions a souffert de la chute des cours de 2002. Les faibles résultats des grandes pharmaceutiques n’ont pas permis au SMI de rattraper complètement les pertes: à fin avril 2005, il était à 11% au-dessous du niveau atteint trois ans plus tôt. Les PME suisses s’en sont nettement mieux sorties. Il n’est donc pas surprenant que les meilleurs fonds soient ceux qui ont mis l’accent sur les petites capitalisations. Heureusement, les qualités défensives des actions pharmaceutiques ont été à nouveau recherchées au cours des dernières semaines, ce qui a donné un bon coup d’accélérateur au marché suisse des actions.

Pharmas: retour en grâce?
Les actions du secteur de la santé sont depuis longtemps à la traîne dans le développement du marché des actions. Les efforts des gouvernements du monde entier visant à freiner l’explosion des coûts de la santé se font sentir. Dans le futur, la pression des Etats sur les prix des médicaments devrait se poursuivre, et donc aussi les soucis des pharmaceutiques. Simultanément, cette industrie a été secouée par plusieurs scandales au cours des dernières années, ce qui a maintenu les cours à des niveaux bas. C’est seulement cette année que la sous-performance paraît devoir prendre fin. Des valeurs peu sensibles à la conjoncture ont de nouveau la faveur des investisseurs, ce qui favorise un meilleur développement du secteur.

Finances: en demi-teintes
Les valeurs financières se développent d’une manière semblable à l’indice MSCI World Financials. On y retrouve une forte dépendance des banques, des assurances et des services financiers au développement des marchés financiers. Il n’est donc pas surprenant que les valeurs financières s’en tirent à peine mieux qu’un investissement global en actions, sur trois ans aussi bien que sur un an. La bonne nouvelle, c’est que, en moyenne, davantage de fonds ont pu dépasser l’indice. Néanmoins, les performances des fonds sont très proches les unes des autres. Les produits de Merrill Lynch et de Goldman Sachs ont produit des résultats positifs sur trois ans.

Obligations: favorisées par les taux bas
Les hésitations de la conjoncture en Suisse et en Europe ont fait chuter durablement les taux d’intérêt. Cette situation a favorisé les fonds en obligations, qui ont réalisé de très bonnes performances. On a pu penser récemment que les taux allaient remonter, ce qui a mis les cours légèrement sous pression. La croissance économique reste faible et limite le risque de voir les taux d’intérêt monter brusquement, et donc les cours des obligations baisser. On peut supposer que les taux d’intérêt vont remonter lentement, mais que les coupons vont compenser la baisse des cours. Durant les trois années écoulées, les meilleurs fonds obligataires ont rapporté entre 15% et 18%, tandis que le marché suisse des actions (SMI) perdait 11%.

Actions USA: un choix délicat
Le marché américain des actions, à l’aune de l’indice S&P 500, se trouve à un bon 50% au-dessous du pic des cours du troisième trimestre 2000. Si l’on compare le marché des actions américaines des trois dernières années aux marchés européen, asiatique et japonais, la comparaison est en sa défaveur. Alors que les cours perdaient quelque 20% aux Etats-Unis, les marchés européen et japonais n’ont perdu que 7%. En Asie, le marché des actions a gagné 7%. Les fonds en actions américaines retenus ont néanmoins réussi à dépasser fortement l’indice de référence. Cela montre une fois de plus qu’un choix judicieux s’avère payant.

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