
Une épargne forcée… volontaire!
Il n’est pas toujours facile de mettre régulièrement de l’argent de côté. Les plans d’épargne en fonds favorisent une telle initiative.
Le rêve de Jacques? S’offrir une ancienne Porsche 911 cabriolet. D’un point de vue familial, ses enfants deviennent suffisamment grands pour qu’il puisse sérieusement y penser. Mais, même si cela doit lui prendre un certain temps, il souhaite se payer ce luxe avec son propre argent, sans avoir besoin de s’endetter.
Le plan d’épargne en fonds peut l’aider dans sa démarche: c’est en effet un bon moyen de se «forcer» à mettre des sous de côté, sans toucher à l’argent qui se trouve sur son compte en banque.
La fréquence des versements reste fixe
Le démarrage d’une telle prestation implique souvent qu’on y verse un montant initial minimal, qui peut aller jusqu’à 1000 fr. avec le plan d’épargne en fonds de Credit Suisse. Le client décide, dès le départ, de la somme qu’il va allouer à son épargne ainsi que de la fréquence des versements (chaque mois, trimestre ou année, selon les établissements).
Le plus simple est de prévoir un ordre permanent qui effectue ce virement de manière automatique. Certaines banques fixent la base minimale qui doit alimenter le plan d’épargne. Elle va de 100 fr. par trimestre pour le plan d’investissement en fonds de PostFinance à 200 fr. par mois pour le Swisscanto Flex Invest (peut varier selon les banques cantonales et la Banque Coop).
La totalité du montant versé est en général placée dans un ou plusieurs fonds de placement, sélectionnés au préalable par le client en fonction de son profil, c’est-à-dire selon sa sensibilité par rapport aux risques encourus et son objectif de rendement. Des frais, qui se calculent d’après un certain pourcentage du montant investi, sont alors prélevés sous la forme d’une commission d’émission ou d’investissement (la fourchette s’étend, grosso modo, entre 0.5% et 2%, selon les fonds).
Pas de gestion active...
Attention: le choix des fonds ainsi que la proportion des parts qui y sont investies, sont fixés au départ et ne dépendent pas des rendements des fonds. En clair, l’évolution de votre dossier n’est pas suivie par un gestionnaire. Certaines banques, notamment Credit Suisse, PostFinance, les Banques Raiffeisen ou UBS, vont même jusqu’à facturer tout changement de stratégie, et donc toute demande de changement de fonds de placement (voir tableau ci-dessus).
... ni de rémunération
De tels plans ont beau se dire d’épargne, ils ne rémunèrent pas pour autant leur détenteur sur la base d’un taux d’intérêt.
Le rendement final de l’investissement est déterminé par l’évolution en Bourse des fonds sélectionnés, la périodicité des placements, les moments choisis pour l’achat et la revente des parts. Il faut donc être attentif au risque concédé.
Les frais d’un plan d’épargne sont plus intéressants que l’achat direct de parts de fonds de placement. Premièrement, les droits de garde (ou frais de gestion) sont meilleur marché, voire gratuits à Credit Suisse et, deuxièmement les montants minimaux des commissions d’émission sont plus faibles. La perception du droit de timbre fédéral est par contre identique aux autres types de placement en Bourse, c’est-à-dire entre 0.075% et 0.15%, selon les fonds.
Dominique Choffat
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