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13 petits crédits: le petit crédit coûte cher

Beaucoup d’établissements proposent des crédits à la consommation. Il vaut la peine de comparer soigneusement les offres, car le coût global peut atteindre 125% du crédit!

Chaque année en Suisse, quelque 200 000 personnes contractent un petit crédit. Au total, ils sont 1,2 million de personnes à avoir un crédit en cours, en liquide ou en leasing. On parle aussi de crédit à la consommation, ce qui dit bien la destination de cet argent, comme en attestent également les publicités des prêteurs: votre nouvelle voiture, vos prochaines vacances, votre home cinema, vos plus chers projets, financés d’un claquement de doigts…

Le hic, c’est que ce claquement de doigts produit des effets à long terme, et qui sont souvent difficiles à supporter. Il faut non seulement rembourser mois après mois, mais encore payer le prix de cet argent, qui peut être très élevé.
Selon la société Comparis (www.comparis.ch), l’achat à crédit peut ainsi coûter jusqu’à 25% plus cher qu’au comptant!

Comment en arrive-t-on là? En signant aux moins bonnes conditions, c’est-à-dire celles qui restent lorsque les banques les plus prudentes ont refusé le crédit. Selon Comparis, un crédit de 20 000 fr. à la Banque Migros, pour une durée de trente-six mois au taux de 9%, vous coûtera 2778 fr., soit 14% du montant du prêt. Dans un établissement qui pratique des taux variables en fonction de la solvabilité du client, comme General Electric Capital Bank (l’ancienne Procrédit), le coût du même prêt au taux maximum de 14,9% s’élèverait à 4597 francs, soit 23% du montant du crédit. Ce qui peut tromper, c’est que la mensualité ne diffère, dans les deux contrats, que d’une cinquantaine de francs.
Le chiffre essentiel, au moment de contracter un petit crédit, n’est donc pas la mensualité à payer, qui donne une idée souvent lénifiante de l’engagement souscrit, mais le coût réel du crédit global. C’est pourquoi, avant de faire son choix, il est primordial de comparer ce chiffre-là dans les offres des différents prêteurs.

Nouvelle loi bénéfique
La plupart des établissements proposent sur leur site internet des outils très précis de simulation des charges et des coûts, mois après mois, en fonction du montant, de la durée et du taux d’intérêt. Anonymes dans les banques cantonales, ces outils ne le sont pas dans d’autres établissements, où il faut décliner toutes ses coordonnées et… envoyer une demande de crédit pour avoir le calcul! Pas très fair-play.

Depuis le 1er janvier 2003, la nouvelle loi fédérale sur le crédit à la consommation réglemente ce secteur, dans le but notamment d’éviter des surendettements dramatiques. C’est ainsi que, avant d’octroyer un prêt, les banques doivent établir un budget avec le client, qui fera partie intégrante du contrat. Ce budget prend en compte le loyer ou les charges du logement, les impôts et les charges financières du client, telles que référencées auprès du Centre de renseignement sur le crédit à la consommation (CRCC).
De plus, l’emprunteur bénéficie d’un délai de réflexion de sept jours, qui est aussi le délai de libération des fonds. Enfin, le taux maximum est fixé à 15% et la durée idéale du prêt est de trente-six mois, même si la loi n’interdit pas d’aller au-delà. En général, plus le crédit est long, plus les intérêts seront élevés.

Selon Christian Rey, juriste à la FRC, la nouvelle loi a eu des effets positifs, notamment en obligeant les prêteurs à davantage de professionnalisme.

Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré.

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