
Et voguent les navigateurs
Les deux ancêtres des navigateurs, Netscape et Explorer, ont désormais bien des concurrents tout aussi efficaces, voire davantage.
Au début, seuls Netscape et MS Internet Explorer assuraient la navigation sur
l’océan virtuel. Le premier n’a plus le vent en poupe, alors que le second est devenu le favori des internautes. Revers de la médaille: c’est lui aussi (et notamment sa messagerie intégrée) qui fait l’objet de la majorité des attaques pirates.
Pour qui en a assez des faiblesses de Netscape et qui ne veut plus subir l’omniprésence et les failles de Microsoft, il existe pourtant d’autres browsers.
Certains sont aussi performants et fiables, voire davantage que les deux an-
cêtres. Et la majorité offre les mêmes autres fonctions (courrier électronique, lecture de news, agenda, etc.). Pas besoin non plus de s’inquiéter pour ses signets: la plupart de ces navigateurs dits alternatifs les copient automatiquement du browser utilisé habituellement ou permettent de les intégrer très simplement.
Voici quelques-uns de ces outils, avec leurs principaux atouts et inconvénients.
Mozilla
Il ressemble à Netscape et s’utilise comme Netscape. Peut-être est-ce cette ressemblance qui fait de Mozilla le plus utilisé des navigateurs alternatifs. C’est en effet la version libre (les codes sources du programme sont ouverts, et chacun peut participer à son développement) de Netscape. On peut ainsi la modifier, et donc l’améliorer à sa guise.
Ses avantages:
– les nombreux services inclus (messagerie, chat intégré, agenda, carnet d’adresses, etc.);
– la rapidité d’affichage des pages;
– la fonction de blocage des fenêtres de pub (les pop-up);
– l’affichage des pages visitées sous forme d’onglets, qui permet de passer rapidement d’un site à l’autre et d’en garder plusieurs ouverts sans encombrer son bureau de fenêtres;
– la possibilité de zoomer sur les pages visitées;
– la fonction de recherche intégrée avec un choix de plusieurs moteurs;
– les larges options de sécurisation;
– la légèreté (12 MB environ).
Ses inconvénients: rien de majeur à signaler.
Dernières versions: Mozilla 1.6 pour Windows, 1.5.1 pour Mac (version 1.2.1, disponible avec pack français), 1.6a pour Linux.
Mozilla Firebird
Né des cendres de Phoenix (ancien nom de Firebird), cet oiseau de feu est la version allégée de Mozilla, dont il utilise une version optimisée et constamment améliorée. L’objectif est d’ailleurs d’en faire le navigateur libre le plus léger et le plus rapide possible, pour remplacer Mozilla à terme et devenir le browser de la prochaine génération.
Ses avantages: (à côté de ceux de Mozilla):
– sa rapidité et sa légèreté (6 Mb pour Windows), car il n’intègre ni courrier électronique, ni logiciel de chat, ni autres fonctions supplémentaires.
Ses inconvénients:
– les mêmes que ses avantages pour qui veut un navigateur multifonction;
– comme il n’en existe encore qu’une version en développement, il n’offre pas la même stabilité qu’un programme terminé.
Dernière version: Firebird 0.7, disponible en français, notamment pour Windows, Mac OS X et Linux.
Début février, Mozilla Firebird a encore changé de nom pour devenir Mozilla Firefox 0.8. Il propose notamment un nouveau gestionnaire de téléchargement et la gestion améliorée des signets. Version 1.0 prévue pour juin prochain.
Opera
Second parmi les navigateurs alternatifs, ce programme norvégien se vante d’être le plus rapide de tous. Et, pourtant, il offre aussi un grand nombre de programmes supplémentaires (courriel, filtre antispam contre les envois publicitaires, gestionnaire de newsgroups, carnet d’adresses, etc.).
Ses avantages:
– il est vraiment rapide pour télécharger et afficher des pages et très léger aussi (env. 12 Mb avec Java et 3 Mb sans);
– sa navigation par onglets (dont il est l’un des pionniers) comme Mozilla;
– la gestion facilitée des signets;
– la possibilité de le commander largement à l’aide de la souris (par exemple déplacer la souris de droite à gauche en pressant le bouton de droite pour revenir à la page précédente);
– son gestionnaire de téléchargement, très pratique, puisqu’il permet d’interrompre, puis de reprendre le téléchargement;
– la possibilité de zoomer jusqu’à 1000% sur les pages internet;
– il contient très peu de bugs.
Ses inconvénients:
– Opera est l’un des rares navigateurs payants (prix: 29 euros). Mais on peut utiliser la version gratuite si l’on accepte l’affichage de bannières publicitaires.
Dernières versions: Opera 6.3 (Mac), 7.23 (Win), disponibles en français, pour Windows, Mac, Palm Pilot, etc.
Pour Windows seulement
CrazyBrowser
Ce navigateur fou a de vraies allures d’Internet Explorer. Normal, car plutôt que de concevoir entièrement un browser, de nombreux développeurs greffent simplement sur Internet Explorer des fonctionnalités manquantes, comme la possibilité de surfer confortablement sur plusieurs sites à la fois, grâce aux onglets.
Ses avantages:
– sa légèreté (à peine 700 Ko à télécharger);
– la navigation par onglets;
– la fonction de blocage des fenêtres de pub;
– la fonction de filtrage des différents types de contenus multimédias (permet de désactiver ou de réactiver l’affichage des images, vidéos, applets Java, etc.);
– son moteur de traduction de pages.
Ses inconvénients:
–la nécessité de devoir installer Internet Explorer (version 5 minimum) pour l’utiliser;
- la traduction française du programme doit être téléchargée à part.
Dernière version: CrazyBrowser 1.05, pour Windows seulement.
Pour Mac seulement
iCab
Comme l’indique son logo jaune, iCab est le taxi du Mac: ce navigateur réservé aux adeptes d’Apple est en effet léger et rapide. Il traverse ainsi le trafic des autoroutes de l’information avec aisance.
Ses avantages:
– son interface très souple avec de nombreuses fonctionnalités (et personnalisable grâce à des jeux d’icônes à télécharger);
– sa stabilité;
– son faible besoin en mémoire;
– la fonction de blocage des fenêtres de pub;
– l’acceptation de toutes les langues (et donc de toutes les polices d’écriture: cyrillique, arabe, etc.);
– le moteur de recherche intégré;
– la bonne gestion des signets.
Ses inconvénients: viennent de ses avantages:
– léger (2 MO), il ne s’encombre pas de plug-in. Mais on peut les installer très simplement (en créant un alias du dossier Plug-in de Netscape ou d’Explorer à glisser dans le dossier iCab);
– son développement n’étant pas encore terminé, il lui manque certaines fonctions;
– La version iCab Pro à venir sera payante (29 euros).
Dernière version: iCab 2.9.7, disponible en français pour Mac OS 7.1 à OS Y10.3x.
Safari
Safari est le navigateur web par défaut de Mac OS X. Il s’agit en réalité d’une adaptation du moteur de navigation
libre Konqueror (réservé à Linux et Unix), agrémenté de nombreuses améliorations.
Ses avantages:
– sa vélocité étonnante – même des pages complexes sont ouvertes en un instant;
– son interface dépouillée et sa simplicité d’emploi;
– l’excellent rendu des pages;
– la fonction SnapBack, pour revenir en un seul clic sur, par exemple, la page de démarrage (fini de se perdre pendant de longues séances de surf!);
– la fonction de blocage des fenêtres de pub;
– l’intégration de la recherche avec Google;
– la gestion avancée des signets.
Ses inconvénients: légèreté oblige, il ne propose ni messagerie ni éditeur de pages.
Dernière version: Safari 1.2, disponible en français pour Mac OS X 10.3 ou ultérieur (Safari 1.0 pour Mac OS X 10.2 ou ultérieur).
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Où les télécharger
Les divers navigateurs décrits se téléchargent gratuitement, et très rapidement sous les adresses suivantes:
Mozilla:
http://frenchmozilla.org
Firebird: www.mozilla.org/products/firebird/
Opera:
www.opera.com
CrazyBrowser: www.CrazyBrowser.com
Safari:
www.apple.com/fr/safari/
iCab:
www.icab.de

