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Assurance décès: prévenir le pire

L’assurance décès garantit la sécurité financière des proches. Relativement modestes, les primes varient beaucoup selon les compagnies.

Un conjoint, des enfants, un logement à soi: tout va bien. Mais si le soutien financier de la famille vient à mourir, le conjoint survivant doit faire face à une baisse massive de son revenu. Pour un couple propriétaire de ses murs, la charge hypothécaire peut devenir trop lourde à supporter. La famille se voit alors contrainte de vendre son logement.

L’assurance décès permet de parer à cette éventualité. Pour une prime annuelle, elle garantit le versement, en cas de décès de l’assuré pendant la durée du contrat, d’un capital fixé à l’avance. Peu importe que le décès soit dû à une maladie ou à un accident.

Ce capital permettra, par exemple, au conjoint survivant d’amortir une partie de l’hypothèque. Dans certaines banques, l’octroi d’un prêt est du reste soumis à la conclusion de ce type de police. En revanche, si l’assuré est toujours en vie à l’échéance du contrat, il ne récupérera rien.

Capital constant ou décroissant
Le montant du capital à assurer dépend des besoins de chacun. Pour évaluer ceux-ci, il est préférable de demander une analyse personnalisée à son conseiller en assurances ou à un expert neutre: la rente AVS et le montant de la pension (2e pilier) que toucherait le conjoint en cas de décès, de même que l’indemnité prévue par l’assurance accident, sont en effet déterminants pour ce calcul.

L’assuré a en outre le choix entre deux variantes:

  • celle à «capital constant», où le capital versé en cas de décès reste identique pendant toute la durée du contrat;
  • celle à «capital décroissant», où ce même capital diminue proportionnellement chaque année (par exemple de 5% par an pour un contrat de vingt ans). Cette variante est idéale si l’on amortit régulièrement son hypothèque ou si l’épouse compte reprendre une activité professionnelle une fois les enfants hors de la coquille.

Quant aux primes, elles sont près de deux fois moins élevées pour un capital assuré décroissant. Leur montant dépend principalement de l’importance du capital garanti et de l’âge de l’assuré, mais aussi de son état de santé, pour lequel il faut remplir un questionnaire. Les plus âgés subissent de surcroît un contrôle médical payé par l’assurance. Il en va de même pour ceux qui souhaitent assurer un capital élevé et qui devront, en outre, passer un test HIV.

Le prix varie aussi en fonction de la durée du contrat et du sexe des assurés, les femmes payant 20% à 30% moins cher pour les mêmes prestations. Le mode de vie des assurés est également pris en compte: les fumeurs paient un supplément dans certaines compagnies (parfois carrément le double!), de même que les adeptes de sports à risques (alpinisme, plongée, parapente, etc.).

Exonération en cas de maladie
La plupart des polices prévoient l’exonération des primes en cas d’incapacité de travail, et donc de gain à la suite d’un accident ou d’une maladie. Dans ce cas, sur présentation d’un certificat médical, l’assuré n’aura pas à payer ses primes pendant son congé maladie. La durée minimale d’incapacité pour avoir droit à cette prestation varie de trois à douze mois, selon les compagnies.

Il est en outre possible de combiner l’assurance décès avec une assurance incapacité de gain, mais ce n’est pas forcément plus intéressant: mieux vaut conclure des polices séparées, afin de choisir pour chacune l’offre la plus avantageuse.

Dans tous les cas, il vaut la peine de demander plusieurs propositions: comme les prestations ne diffèrent guère d’une compagnie à l’autre, on peut baser le choix de sa compagnie sur le montant total des primes. L’assurance décès offre enfin l’avantage de pouvoir être dénoncée à tout moment, en cessant de payer les primes, mais, en tel cas évidemment, les proches ne toucheront rien en cas de malheur.

Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré.

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