
Changer au meilleur taux
Vendredi 31 octobre: M. et Mme Lambda se préparent à partir à Paris pour le week-end. Il ne leur reste plus qu’à faire du change. Petit tour d’horizon des principaux établissements romands pour connaître la solution la plus avantageuse.
M. et Mme Lambda ont décidé de consacrer une somme de 1000 fr. à leur escapade. Connaissant leur propension à dépasser leur budget, ils décident de partir avec du cash plutôt que d’utiliser une carte de crédit sur place. Dès lors, trois solutions s’offrent à eux: faire le change dans une banque dont ils sont clients, le faire dans un établissement dont ils ne sont pas clients ou encore passer par le bancomat.
L’idée selon laquelle la transaction sera toujours plus avantageuse dans la banque dont on est client n’a plus forcément cours. Un certain nombre d’entre elles ne prélèvent en effet aucune taxe pour les «non-clients». C’est le cas des Banques Migros et Raiffeisen ainsi que des Banques Cantonales de Fribourg, du Jura, de Neuchâtel et du Valais. Pour les autres banques, les frais varient entre 3 fr. (Banque Cantonale Vaudoise) et 5 fr. (Banques Cantonales de Genève, de Berne, Credit Suisse et UBS). Quant à la Banque Coop, la taxe représente 1% de la somme, mais 5 fr. au minimum.
Passer par le bancomat présente parfois un petit avantage. C’est le cas pour le Credit Suisse et la Raiffeisen ainsi que pour les Banques Cantonales de Genève, du Jura et de Fribourg, qui pratiquent un taux légèrement préférentiel pour inciter les gens à se servir des machines plutôt que d’encombrer les guichets. Mais, pour y avoir accès, il faut impérativement être client de ladite banque, les bancomats de la Raiffeisen étant les seuls à être aussi accessibles aux «non-clients» (taxe de 3 fr. qu’on soit client ou non). Et la Banque Migros, tout comme la Banque Cantonale Bernoise, n’offrent pas d’euros à leurs bancomats.
Patricia Bernheim
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