
18 assurances vie à prime unique: placer son argent dans une assurance vie
Grâce à certains avantages fiscaux, les assurances à prime unique rapportent plus que des obligations, avec le même niveau de sécurité. Explications et comparaison des principales offres en Suisse.
Les fortes corrections que la Bourse a subies depuis maintenant trois ans ont déstabilisé de nombreux investisseurs. Une certaine aversion au risque les conduit maintenant à s’intéresser de près à des placements plus sûrs, tels que les obligations. Or, compte tenu des taux d’intérêts extrêmement bas et de la charge fiscale qui pèse sur le rendement des obligations, les assurances à prime unique sont une alternative plus rentable.
En termes de sécurité, les assurances à prime unique sont comparables à des obligations d’Etat. Elles jouissent toutefois d’un avantage notable: les intérêts sont exonérés d’impôts. Pour bénéficier de cet avantage, elles doivent répondre à plusieurs critères:
- l’échéance est fixée à cinq ans au moins (dix ans pour les assurances à prime unique liées à des fonds de placement);
- la police doit avoir été souscrite avant le 66e anniversaire;
- le versement en capital survient au plus tôt à l’âge de 60 ans;
- le preneur d’assurance et l’assuré doivent être une seule et même personne.
Fonctionnement
Les assurances à prime unique reposent sur un versement unique de capital (déduction faite du droit de timbre de 2.5%). La compagnie d’assurances s’engage à rembourser la somme versée, augmentée de la rémunération, au terme d’une échéance donnée. Dans certaines conditions (lire ci-dessus), cette somme est entièrement exonérée de l’impôt sur le revenu. Autre avantage de taille pour l’assuré, surtout s’il est père de famille: ses proches bénéficieront automatiquement d’un capital en cas de décès durant toute la durée du contrat. Le montant de ce capital dépend de la durée du contrat et varie selon les compagnies d’assurances et les offres.
Rémunération
La rémunération est composée, d’une part, des intérêts garantis par la compagnie et, d’autre part, des excédents. Ces derniers ne peuvent être garantis contractuellement, mais les compagnies d’assurances s’efforcent de les verser conformément à l’offre soumise. L’expérience montre toutefois que de nombreux prestataires ne respectent malgré tout que très variablement leurs promesses d’excédents…
Important: la totalité des intérêts ne peut être touchée qu’au moment du remboursement final, ce qui rend les assurances à prime unique peu appropriées pour les investisseurs vivant en partie ou totalement des revenus de leurs placements. Autrement dit: aucun rendement ne leur est périodiquement distribué. Par ailleurs, le capital est immobilisé pour plusieurs années.
Alternative attractive
Etant donné les privilèges évidents accordés sur le plan fiscal, l’assurance à prime unique constitue un instrument de placement et de prévoyance intéressant pour de nombreux investisseurs. L’un dans l’autre, l’assurance à prime unique rapporte en effet davantage qu’une obligation, avec toutefois une grande sécurité liée à l’emprunteur (dans le jargon, on parle d’une «bonité» élevée du débiteur).
Les intérêts perçus sur les obligations sont en effet pleinement soumis à l’impôt sur le revenu, de sorte que, pour un rendement brut de 3% par exemple, il ne reste plus, après déduction d’un taux d’impôt hypothétique de 35%, que 1.95% de rendement net. Et avec les frais bancaires de gestion de portefeuille, le résultat s’avère encore inférieur. Actuellement, le rendement des meilleures assurances à prime unique se situe à environ 3% net après impôts: il est donc bien supérieur à celui des obligations.
Déterminer la meilleure offre
Un investisseur avisé est quelqu’un qui, avant toute souscription, compare ou fait comparer les différentes offres existantes. Les intérêts garantis et/ou promis sont à la source des principales différences. Actuellement, un investisseur de 50 ans qui place une somme de 100000 fr. dans une assurance à prime unique peut espérer percevoir, après dix ans, entre 110200 fr. et 140300 fr. (excédents inclus). Le tableasu ci-contre regroupe les principales offres.
En comparaison, les obligations de la Confédération ont un rendement à l’échéance d’environ 2.3% par année. Après impôt sur le revenu, l’investisseur subit une perte d’un tiers du rendement. Un rendement à peine plus important peut être escompté avec des obligations émises par des entreprises suisses, bénéficiant d’un excellent rating*.
Le degré de fiabilité et les avantages fiscaux de ces assurances en font un véhicule de placement adapté pour les investisseurs qui n’aiment pas les risques et pour les personnes de plus de 50 ans fortement imposées sur le revenu. Du fait que les pronostics d’excédents des assureurs sont fréquemment surestimés, il est toutefois vivement recommandé de prêter attention au montant du capital garanti!
* Le terme «rating» désigne l’évaluation du degré de solvabilité d’une entreprise. Les principales agences de rating sont Moody’s et Standard and Poors.
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