
Solutions de rapatriement
On préfère généralement ne pas y penser, et pourtant on devrait: que se passerait-il en cas de gros soucis de santé lors d’un voyage à l’étranger? Dans l’Union européenne, l’assurance maladie prend en charge les soins aux conditions du pays de séjour. Pour le reste du monde, si la maladie ou un accident devaient subvenir, les urgences seraient couvertes jusqu’à un montant maximal qui correspond au double de ce que les soins auraient coûté en Suisse. Un plafond facilement dépassé en Amérique du Nord, en Australie ou en Asie.
Lorsqu’un traitement à l’étranger s’annonce particulièrement long et coûteux, ou que le pays n’offre pas de bonnes conditions de soins, l’assurance songera alors au transfert aérien vers la Suisse. Et c’est là que le bât blesse, puisque les frais de rapatriement ne seront pas remboursés. Seule exception: les salariés accidentés, couverts par l’assurance accidents. Mais celle-ci ne rembourse le transfert qu’à hauteur de 25 200 fr., un maximum souvent insuffisant.
Compléments conseillés
L’Institution commune LAMal recommande de conclure une assurance voyage pour limiter les risques de coûts, comme le rapatriement mais aussi les frais d’annulation, de protection juridique, etc. (elle publie par ailleurs des fiches pratiques décrivant aussi bien le système de soins du pays de destination que les démarches à prévoir en cas de traitement médical*). De son côté, l’ombudsman de la branche suisse du voyage prévient, lui aussi, que «bon nombre de voyageurs ne pensent pas ou trop peu aux assurances importantes à conclure en vue des vacances».
En Suisse, il faut toutefois savoir que la plupart des voyageurs sont déjà assurés pour le rapatriement et les soins à l’étranger, parfois à double ou à triple et sans même le savoir (voir aperçus ci-dessous)! Mais l’ombudsman conseille toutefois de vérifier les montants et l’étendue de la couverture, le nombre de personnes assurées ainsi que les éventuelles destinations exclues.
Yves-Alain Cornu
* Fiches à télécharger sous: www.kvg.org


