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Contraception: les différentes méthodes décryptées

De nos jours, la contraception est largement diffusée en Suisse. Elle permet à la femme de contrôler sa fécondité sûrement, afin d’éviter une grossesse non voulue. Parmi ces multiples moyens mis à sa disposition, il peut être difficile de faire le bon choix. D’autant qu’une contraception adéquate dépend de divers facteurs (personnalité, état de santé, périodes de vie, etc.)

Pour y voir plus clair, nous avons regroupé, avec l’aide de Catherine Stangl, conseillère au planning familial de Neuchâtel, les différentes méthodes contraceptives en indiquant comment les employer, la durée de leurs effets et leur fiabilité (voir tableau).

Les plus efficaces

Si la pilule est un contraceptif efficace, il en existe d’au tres qui délivrent aussi de faibles doses d’hormones et permettent d’éviter la prise continue de comprimés. Parmi les plus sûrs: l’injection trimestrielle, l’implant et le stérilet.

Les femmes qui ne veulent, ou ne peuvent, recourir à la contraception hormonale peuvent opter pour d’autres méthodes. Le stérilet en cuivre notamment offre une protection de plusieurs années (jusqu’à cinq ans selon le modèle). Quant aux méthodes dites «barrière», considérées comme assez sûres, elles doivent être placées lors de chaque rapport sexuel.

A noter que le diaphragme ou la cape cervicale, deux dispositifs fabriqués en latex souple et insérés dans le vagin de manière à recouvrir le col de l’utérus, doivent être complétés par un spermicide et rester en place six heures après une étreinte.

Pour les personnes qui ne souhaitent plus avoir d’enfants, la stérilisation (féminine ou masculine) est une bonne solution, mais elle est difficilement réversible. Il faut, par conséquent, la considérer comme un choix définitif et non comme une contraception temporaire. Chez la femme, la stérilisation consiste à ligaturer ou à poser des anneaux sur les trompes. Et, pour l’homme, la vasectomie implique la ligature des canaux déférents.

Méthodes à éviter

Les méthodes suivantes sont jugées peu efficaces, et donc vivement déconseillées.

  • La contraception chimique – Il s’agit de spermicides (ovules, crèmes, gel, mousse, etc.) qui, une fois placés dans le vagin, sont censés détruire tous les spermatozoïdes. Ils ne doivent jamais être utilisés seuls, mais toujours avec d’autre contraceptifs, comme le préservatif ou le diaphragme.
  • La douche vaginale – Pour empêcher, avec divers liquides (eau, vinaigre), de laisser entrer les spermatozoïdes directement après l’éjaculation. Mais, étant donné qu’ils pénètrent en quelques secondes dans l’utérus, cette pratique est totalement inefficace.
  • Le coït interrompu – L’homme se retire juste avant d’éjaculer pour éviter une fécondation. Attention: la fécondation d’un ovule peut avoir lieu dès la pénétration.
  • Les calculs ou «méthode Ogino» – Les périodes fertiles sont déterminées sur la base de calculs statistiques. L’état émotionnel variant, l’ovulation peut être avancée ou retardée. Cette méthode n’est donc pas fiable.
  • L’auto-observation – Cette pratique nécessite une grande motivation, car elle consiste à mesurer et à observer la température corporelle, les sécrétions vaginales et le col de l’utérus pour connaître les jours de fertilité. Les avis divergent à son propos, puisque certains spécialistes la considèrent comme peu efficace et d’autres estiment qu’elle s’avère assez fiable.

Enfin, rappelons que seule l’utilisation du préservatif (féminin ou masculin) protège des infections sexuellement transmissibles (IST).

Marie Tschumi



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