
Choisir son appli pour la randonnée
SMARTPHONE Nous avons comparé cinq applications parmi les plus populaires. Utiles pour planifier des itinéraires en famille ou entre amis, la plupart respectent peu la sphère privée.
Nous sommes partis en balade, direction Bâle-Campagne, en compagnie d’une guide du Club alpin suisse (CAS). Regina Zweifel, 59 ans, utilise des applications pour la randonnée depuis de nombreuses années. «Elles sont d’une grande aide pour planifier précisément les parcours et ne pas perdre la bonne orientation en chemin», estime cette accompagnatrice expérimentée.
Nous l’avons donc prise au mot. Pour réaliser notre test, nous nous sommes posé les questions suivantes: dans quelle mesure les applications permettent-elles de planifier des randonnées? Avec quelle précision indiquent-elles le bon chemin? Sont-elles faciles à utiliser? A côté de cela, nous avons demandé aux experts informatiques de Linuxfabrik de vérifier si ces applications respectent la protection des données personnelles. Voici les principaux résultats que nous avons obtenus…
- Presque toutes les applications permettent de planifier ses propres itinéraires via les sites internet des fournisseurs ou directement sur un smartphone. Il est alors possible de calculer, au préalable, le nombre de kilomètres et la durée de la randonnée, mais aussi le dénivelé ainsi que le degré de difficulté du parcours choisi. Certaines applications, comme Suissemobile, Outdooractive ou Komoot proposent, en plus, des chemins de randonnée balisés et des tours que d’autres utilisateurs ont réalisés.
- Toutes les applications existent en version gratuite allégée. Mais seules les versions payantes permettent de télécharger des cartes sur son téléphone portable. On peut ainsi les utiliser y compris quand son smartphone n’est pas connecté à internet. A noter que l’application Swisstopo, de l’Office fédéral de topographie, permet de télécharger des cartes gratuitement (www.swisstopo.admin.ch).
- Suissemobile et Komoot sont particulièrement faciles à utiliser. Les utilisateurs inexpérimentés ne devraient pas rencontrer de difficultés avec ces applications. Outdooractive et Swisspromap sont un peu plus exigeantes. Chez Osmandmaps, les indications disponibles sous «Aide» ou «FAQ» ne sont disponibles qu’en anglais.
- En règle générale, la localisation par GPS fonctionne avec précision. Cela vaut également pour les versions gratuites, sauf dans le cas d’Osmandmaps. Si on s’est égaré, les applications permettent de situer rapidement où on se trouve. Une exception, toutefois: les applications peinent à déterminer l’emplacement exact dans une forêt dense.
- Concernant la protection de la sphère privée, Osmandmaps sort clairement vainqueur. L’application ne transmet que la quantité de données nécessaire à des entreprises tierces. En revanche, Outdooractive et Komoot collectent un grand nombre de données personnelles des utilisateurs et les transmettent à Google ainsi qu’à d’autres entreprises.
Contactée, Outdooractive, dont les locaux sont situés à Immenstadt, en Allemagne, nie revendre les profils d’utilisateurs de son application et affirme respecter les directives en matière de protection des données. «En principe, nous ne vendons pas de données personnelles à des tiers», rapporte, pour sa part, une porte-parole de Komoot, à Potsdam, également en Allemagne. Amazon et Google n’auraient donc, selon cette entreprise, pas accès aux données personnelles des utilisateurs.
Eric Breitinger / gc


