
Double vie des bateaux de croisière
Pollution, promiscuité, gigantisme… Le business des croisières touristiques avait tout pour sombrer à l’ère du Covid-19 et de la crise climatique. Pourtant, le naufrage annoncé n’a pas eu lieu et l’industrie du divertissement maritime connaît un deuxième souffle. Une renaissance, même. Les touristes plébiscitent les vacances au large et des paquebots XXL sortent à nouveau des chantiers navals. A l’image de l’Aida Cosma, géant des mers, doté de 20 ponts et 17 restaurants. Un reportage d’arte.tv offre la visite de ses coursives sans fin. Il présente aussi l’envers du décor: le bilan environnemental mitigé des nouveaux modes de propulsion au gaz liquéfié, mais aussi les cimetières marins où les carcasses s’accumulent. Laissés à quai durant la pandémie, devenus trop chers à l’entretien, un grand nombre de bateaux de croisière ont en effet connu une fin de carrière précoce. Démantelés sur les rives de la mer Egée, ils sont désormais revendus en pièces détachées.
gc
«Mort et renaissance des navires de croisières, Arte Regards, 2022, accès libre jusqu’au 7 août sur www.arte.tv

