
Ces additifs que l’on nous cache
Des nitrites dans la charcuterie ou du dioxyde de titane dans le dentifrice: les consommateurs ont appris à se méfier de certaines substances controversées. Mais il reste des additifs impossibles à éviter. Auxiliaires technologiques, additifs de transfert ou colorants introduits par l’alimentation animale… De nombreuses molécules se retrouvent dans les aliments sans être indiquées sur les étiquettes, constate le magazine français Que Choisir dans une enquête parue dans son édition de février. Exemple: le jus d’ananas à base de concentré peut contenir du diméthylpolysiloxane, une molécule de silicone aussi appelée «E900». Les industriels considèrent cette substance non comme un additif, mais comme un auxiliaire technologique. Ces derniers bénéficient d’une exemption d’étiquetage, pour la seule raison qu’ils sont censés jouer leur rôle uniquement lors des étapes de fabrication, et n’être présents que de manière involontaire dans le produit fini. Même les aliments bruts peuvent cacher des additifs. C’est le cas de la cire qui recouvre certains fruits comme les pommes, afin d’en prolonger la conservation.
«Additifs – La recette pour les cacher», Que Choisir, février 2022.
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