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Les mille ravages de la surpêche

Pillage des ressources marines, massacres systématiques de dauphins, requins et baleines, destruction des océans jusqu’à la disparition des poissons, au ralentissement des courants marins et au dérèglement de nos écosystèmes. Le documentaire Seaspiracy de Netflix s’avère aussi prenant sur le fond que sur la forme: le réalisateur Ali Tabrizi n’hésite pas à mettre en scène des images franchement choquantes (âmes sensibles s’abstenir).

Les pires fléaux qui frappent les océans ont pour origine la surpêche et non la pollution au plastique. Et on ne parle pas seulement des ailerons de requins dans les soupes chinoises… Le docu appelle à remettre en cause les labels de pêche durable, dits respectueux des grands animaux marins et espèces menacées, que l’on trouve sur d’innombrables conserves et surgelés de nos supermarchés, comme «Dolphin Safe» ou «MSC». Le film a déjà fait couler beaucoup d’encre. Si on l’a encensé, on l’a aussi qualifié de complotiste. Difficile en effet de tout avaler dans ce documentaire, certaines critiques n’étant pas suffisamment étayées. A voir, mais en gardant les pieds sur terre.

«Seaspiracy: la pêche en question», documentaire de Ali Tabrizi, disponible sur Netflix depuis le printemps 2021