
Ikea se prend pour Kafka
Le vendredi 30 avril dernier, Alain et Sandra Schaffter de Satigny (GE) se rendent à la succursale Ikea de Vernier pour acheter deux matelas. Quand le couple se rend à l’espace marchandise pour les chercher, il n’y en a plus qu’un en stock: le géant suédois promet de livrer le second le lendemain, en milieu de journée. Les Genevois passent le samedi à la maison, mais personne ne vient, malgré des appels répétés au service des commandes. Le lundi suivant, nouveaux coups de fil. On les balade, plus ou moins poliment, d’un service à l’autre. Après 60 minutes en ligne, notre lecteur repart à Vernier, où on lui donne un bon pour aller récupérer le matelas... à Aubonne! Il faudra encore attendre trois jours, comme l’indique le mode d’emploi, pour pouvoir s’allonger sur le matelas. Ikea dit regretter cet incident dû à une pénurie: il aurait certes mieux valu aviser aussitôt les acheteurs. Ce n’est qu’après l’intervention de Bon à Savoir que le service clientèle s’excuse auprès du couple et lui propose, à choix, un bon d’achat de 30 fr. …. ou 50 fr. (sic). Un geste modeste comparé aux trois jours d’attente, 60 minutes de téléphone et 80 km de trajet entre Vernier et Aubonne endurés.
chr

