
8 sacs de couchage: les moins chers sont les meilleurs
SACS DE COUCHAGE Un bon équipement ne coûte pas forcément cher. Les indications de température ne sont pas toujours fiables.
En bivouac ou au camping, un bon sac de couchage est indispensable pour passer la nuit à l’extérieur. Il doit être résistant sur la durée, tenir suffisamment chaud sans pour autant faire transpirer, tout en demeurant confortable. Un seul modèle a bien rempli ces trois critères: le PAK 1000 Comfort, selon le test que nous avons réalisé avec l’émission Kassensturz. A 69.90 fr., le sac de couchage de la marque propre de Migros a en outre un prix très raisonnable.
Les experts ont évalué huit sacs de couchage en fibres synthétiques, adaptés au printemps et à l’automne (lire «Les critères du test»). Résultat: six d’entre eux ont été crédités de la note «bon», dont le moins cher du lot. Le modèle Arpenaz 10° de la marque Quechua de Decathlon coûte seulement 30 fr. Il n’a obtenu, toutefois, qu’une note moyenne pour le confort de sommeil. Les testeurs ont trouvé qu’il était trop étroit. Il convient mieux aux personnes de faible corpulence. L’article n’est pas non plus muni d’une capuche, ce qui est un inconvénient en cas de température fraîche.
Résistance insuffisante
Trois températures sont indiquées sur les sacs de couchage (confort, limite et extrême). La première est la plus importante pour orienter le consommateur lors de son achat. C’est la température à laquelle on peut dormir de façon décontractée sans avoir froid. La deuxième est celle qu’on supporte, à condition de se mettre dans une position recroquevillée. Enfin, la valeur extrême expose à un risque d’hypothermie au bout de quelques heures de sommeil.
Les campeurs équipés du sac de couchage Navajo 100 risquent d’avoir une mauvaise surprise en cas de nuit fraîche. Le Laboratoire Hohenstein a, en effet, mesuré une température limite de 12°C, alors que le fabricant indique 8°C. Ce modèle, lanterne rouge de notre classement, est adapté au camping en été, mais pas au printemps ni à l’automne. A l’instar du Navajo 100, le Yellow Stone 1300 de Manor Sport a également récolté la note «satisfaisant». Le revêtement extérieur n’est pas sorti indemne du test de la résistance. La fermeture éclair s’est aussi déchirée rapidement.
Indications inexactes
Interpellé, Manor veut revoir la résistance aux déchirures de son produit. «Nous sommes en contact avec le fournisseur», indique le distributeur. Vaude, de son côté, ne trouve pas d’explications à la mauvaise isolation de son sac de couchage. Dans ses propres tests, le Navajo isolait bien à des températures plus basses. Le fabricant promet de clarifier cette différence et d’améliorer son produit, si nécessaire.
Les articles les plus chers, de Deuter et Mammut, coûtent respectivement 120 fr. et 169 fr. Ils ont l’avantage d’être particulièrement bien rembourrés et doux au toucher. Cependant, leur indication de température est inexacte. Elle ne correspond pas aux mesures effectuées dans un laboratoire. Selon Deuter, le sac de couchage Orbit+5°, comme son nom l’indique, peut également être utilisé à 5°C. Or, les mesures du laboratoire ont montré qu’on risque déjà d’avoir froid à 7°C (voir tableau). Idem pour le Nordic OTI Spring de Mammut, censé pouvoir être utilisé à 2°C, alors que les tests ont calculé une valeur limite de 5°C. Les deux articles ont donc seulement obtenu une note «satisfaisant» pour l’isolation thermique.
Jonas Arnold / ab
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