
Quitter mon job le plus vite possible?
Travail
«Je vais démissionner très prochainement. J’ai un délai de congé de deux mois. Il me reste encore quatre semaines de vacances et d’heures supplémentaires à prendre. Puis-je exiger de ne faire qu’un mois de préavis?»
Non. Les vacances doivent, en principe, être prises en nature, c’est vrai. Mais cette règle générale souffre d’exceptions quand le contrat de travail est résilié. Des impératifs organisationnels liés au fait qu’il faut trouver un remplaçant ou former le petit nouveau peuvent justifier une non-entrée en matière, surtout si la période est critique. Selon l’article 329c al. 2 CO, le patron fixe d’autorité la date des vacances. Il doit certes tenir compte des désirs du travailleur, mais dans une mesure compatible avec les intérêts de l’entreprise. Et, si votre présence est indispensable, il peut donc vous retenir. Mais il doit tout de même rendre vraisemblable qu’il ne peut pas faire autrement.
Point de salut non plus à espérer du côté de votre crédit d’heures supplémentaires. Selon l’article 321c al. 2 CO, elles ne peuvent être compensées que par un congé fixé d’entente avec l’employé, au cours d’une période appropriée. Là encore, vous ne pourrez pas raboter votre préavis si les circonstances ne s’y prêtent pas. Dans le pire des cas, vous devrez peut-être trimer jusqu’au bout. Mais votre patron devra alors mettre la main au porte-monnaie et vous payer vacances et heures supplémentaires. Une négociation à ce sujet est souvent possible: il vaut donc la peine de trouver un terrain d’entente.
Silvia Diaz

