
10 ballons de foot: nike confirme son titre
Ballons de football Leur solidité s’est améliorée au cours des dernières années. Un seul modèle a été relégué en raison de ses performances médiocres.
Coupe du monde 2014. La Suisse tombe face à l’Argentine, en huitièmes de finale, sur un but cruel de Di María à la 118e minute. Cette désillusion a davantage marqué les esprits que le test que Bon à Savoir avait réalisé juste avant la compétition. Lors de cette confrontation en laboratoire, neuf ballons sur dix s’étaient montrés peu résistants (lire «Se prendre pour Ronaldo avec un ballon à 20 francs»). Le nouveau test que nous venons de réaliser montre que la qualité s’est heureusement améliorée: deux modèles seulement ont mal supporté l’épreuve de robustesse.
Duo intraitable
En 2014, Nike s’était adjugé les deux premières places du classement avec le Team training ball et le Mercurial fade. La marque américaine récidive, cette année encore, en plaçant le Pitch et le Mercurial fade tout en haut des tabelles. Les deux ballons ont montré une excellente résistance à l’abrasion, puisqu’il a fallu exercer plus de 9000 frottements avec du papier de verre pour que leur revêtement rende les armes (lire «Les critères du test»). Et, comme nos diverses mesures ont montré qu’ils ne perdaient pratiquement aucune pression, c’est le critère du rebond qui a fini par les départager. A ce jeu-là, le Pitch a pris l’avantage sur le Mercurial fade grâce à sa plus grande constance.
La médaille de bronze est revenue au Cosmos de Tramondi. Lors de notre précédent test, le modèle Fairtrade, du même fabricant, avait été jugé «insatisfaisant». Ses coutures s’étaient déchirées et son enveloppe n’avait pas tenu la distance. Avec le Cosmos, Tramondi a prouvé qu’il avait incontestablement amélioré la qualité de ses produits. Moins cher (22 fr.) que le duo de tête, il n’est pas moins parvenu à décrocher la mention «très bon».
Une star en retrait
Le concurrent le plus onéreux de notre test (128 fr.) a dû se contenter du 6e rang. Il s’agit du ballon officiel de l’Euro 2020 – reporté en 2021 –, l’Uniforia d’Adidas. Hormis la qualité de son rebond, il est resté en retrait des meilleurs, que ce soit au niveau de sa solidité ou des pertes d’air. Par conséquent, mieux vaut éviter d’utiliser une balle aussi coûteuse sur des surfaces synthétiques ou dans les préaux asphaltés! Sa réplique «bon marché» (36 fr.) n’a certes pas un aspect aussi valorisant, mais elle a fait bonne figure en terminant quatrième.
Produit le meilleur marché de notre sélection, le Kipsta Light Weight (13 fr.) s’est globalement pas si mal défendu. Le hic, c’est qu’il supporte mal les surfaces abrasives: son revêtement n’a supporté que 500 frottements. Le Puma Team final 2 a fait légèrement mieux (700 passages), mais il a perdu un morceau de son enveloppe pendant le test de robustesse.
Mort après 311 shoots...
Le Best Price de Extend n’a pas même obtenu le droit de jouer les qualifications. Il est certes très bon marché (15 fr.), mais sa solidité laisse sérieusement à désirer. Le premier ballon était déjà inutilisable après 311 shoots: plusieurs coutures étaient déchirées. Le deuxième ballon s’est retrouvé dans un état semblable après 695 shoots. En réaction à nos résultats, Migros – pour sa filiale SportXX – a répondu que aucun client ne s’en était plaint, tout en concédant qu’il s’agissait d’un modèle d’entrée de gamme, fabriqué à partir de matériaux bon marché.
Lukas Bertschi / yng
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