
Seule solution, acheter moins
L’industrie du textile croît deux fois plus vite que le PIB et les consommateurs achètent, en moyenne, 60% plus d’habits qu’il y a dix ans. Dans son dernier numéro, La Revue Durable appelle à une refonte totale de l’industrie textile. Elle dénonce la fast fashion et le capitalisme de surveillance qui l’accompagne. Elle rappelle l’impact écologique de l’industrie de la mode: 93 milliards de mètres cubes d’eau, 342 millions de barils de pétrole ou encore un demi-million de tonnes de microplastiques dans les océans. Le tout, par année et sans compter l’énorme impact social qui l’accompagne. Les exemples sont édifiants, les infographies percutantes.
Côté solutions, le magazine cite les «bibliothèques de vêtements», particulièrement avantageuses pour les femmes enceintes et les enfants, ainsi que la revente entre particuliers. Des options intéressantes qui resteront néanmoins «inopérantes sans un changement culturel, d’état d’esprit et de logique économique: épargner les ressources impose d’acheter moins».
«Débarrasser l’industrie textile du capitalisme de surveillance»,
La Revue Durable N° 64, Printemps-été 2020.

