
Chewing-gum à base de pétrole
Au Néolithique déjà, nos ancêtres mastiquaient une pâte à base de bouleau. L’histoire de la gomme à mâcher s’est ensuite étirée à travers les siècles pour parvenir jusqu’à nous. Xenius, le magazine de vulgarisation scientifique de Arte, rappelle qu’on l’utilise pour se détendre, par ennui, mais aussi contre les caries et la mauvaise haleine. «Leur arôme masquant les autres odeurs, c’est efficace tant qu’on l’a dans la bouche, mais l’effet est bien moins marqué une demi-heure plus tard», relativise un dentiste allemand. Du point de vue des caries, le chewing-gum a des effets positifs (à condition d’être sans sucre), car il augmente la production de salive. Cette dernière joue un rôle protecteur essentiel en évacuant les restes alimentaires, les bactéries et les acides.
La plupart des gommes sont produites aujourd’hui à base d’élastomères synthétiques dérivés du pétrole. Pas très ragoûtant, même si aucune étude n’a prouvé de danger pour la santé. Quelques producteurs artisanaux en élaborent à partir de résine de pin, de cire d’abeille et d’huile. Pour adoucir le goût, ils utilisent du sucre d’écorce de bouleau, qui préserve les dents.
Xenius – «Les chewing-gums alternatifs», Arte. A voir sur arte.tv jusqu’au 4 mars 2020.

