
Pompes sous toutes ses coutures
Les baskets et les sneakers sont plus populaires que jamais, si bien que leurs ventes viennent de dépasser celles des chaussures de ville en France, selon le mensuel français Capital. Un engouement qui fait les choux gras des géants du secteur. Chez Nike, le numéro un mondial, les coûts de fabrication et le transport depuis l’Asie ne représentent que 20% du prix d’une paire de baskets, affirme le magazine français. Rognant sur les coûts, le gérant américain a même délocalisé une partie de sa production de la Chine au Vietnam où les salaires sont deux fois plus bas. Alors que les petites mains sont payées une misère, les grandes marques multiplient les éditions limitées, alimentant une bourse aux pièces rares où certains modèles se revendent allègrement plus de 1000 fr.
Mais on peut chausser des baskets tout en étant éthique. Les modèles du français Veja, par exemple, sont fabriquées au Brésil avec des matériaux bio, dont du caoutchouc naturel pour les semelles. L’usine respecte les droits syndicaux et paie ses ouvriers un tiers au-dessus du salaire minimum. seb
Capital – A qui profite le juteux business des baskets?, juillet 2019

