
Le bio doit aussi se remettre en cause
Fruits et légumes, céréales, produits laitiers ou encore plats préparés: dans son dernier hors-série, 60 millions de consommateurs passe au crible 130 aliments bio. Verdict: «Le bio a ses limites, voire ses failles, et il est important d’en être conscient pour consommer en toute connaissance.»
Le magazine français rappelle d’abord que «bio ne signifie pas sans pesticides ni engrais». Il appelle les agriculteurs à faire plus d’efforts dans ce sens. Il regrette ensuite que la demande toujours plus grande pousse certains producteurs à appliquer au bio les recettes de l’intensif, notamment la monoculture et le labourage excessif. Dernier point noir, le bilan carbone du bio qui se révèle parfois lourd à cause de la mondialisation. Le magazine pense ici à «l’engouement pour les produits exotiques qui pousse certains consommateurs à privilégier des denrées hors saison et d’origine lointaine, sans culpabilité, juste parce qu’ils sont estampillés bio». Alors que faire? Ne pas «manger bio les yeux fermés», répond le hors-série. Ses auteurs terminent ainsi avec des astuces pour reconnaître le meilleur du bio, tout en rappelant quelques règles élémentaires: privilégier les produits bio, locaux et de saison, diminuer sa consommation de viande, limiter les aliments ultratransformés et, enfin, s’intéresser aux nouveaux labels, plus exigeants, comme Bio Cohérence, Nature & Progrès, Demeter ou encore Biodyn.
60 millions de consommateurs, hors-série «Le meilleur du bio», juillet-août 2019

