
L’énergie entre ombre et lumière
A propos de notre article «Le train de nuit sur de bons rails» (4/19)
Vous écrivez qu’un «trajet Bâle-Berlin, par exemple, provoque l’émission de 109,4 kg de CO2 par passager aérien, contre seulement 1,2 kg pour l’utilisateur du rail». Mais quelle est la part d’énergie éolienne, hydraulique ou, pire, nucléaire? Quel est l’impact de cette énergie nucléaire (uranium enrichi) sur l’environnement? Quelles sont les influences de la fabrication des centrales nucléaires, des rails, de la pose des rails, des gares, des wagons, des locomotives, et de tout ce qui fait qu’un déplacement en train est possible? Personne ne le sait! Alors, arrêtons de comparer ce qui est incomparable! Il vaudrait la peine d’étudier chaque moyen de transport dans sa globalité avant d’affirmer qu’il est plus écologique qu’un autre!
C’est la même chose avec la voiture électrique. On prétend que c’est plus écologique, mais personne ne le sait. De nouveau, il faudrait savoir de quelle origine est l’électricité. Est-ce de l’énergie nucléaire, sachant que la Suisse importe majoritairement de l’électricité de France, pays dont la production principale est le nucléaire? Et qu’en est-il de la construction de ces mêmes voitures électriques et de leur batterie? On rigolera moins le jour où il faudra les recycler. Aux frais de qui? Du contribuable! Les Musk et les autres hommes d’affaires risquent de ne pas investir un seul centime, alors qu’ils auront engrangé d’énormes bénéfices sur la vente des Tesla et autres Prius. On peut donc se demander pourquoi il n’y a pas de taxes sur les voitures électriques.
Dernièrement, j’ai vu une pub d’une société autoroutière en France: une promotion de 80 % ou 90 % pour les détenteurs d’une voiture électrique, alors qu’elles polluent sûrement tout autant que les autres – hormis en CO2 évidemment – si on prend en compte tous les facteurs.

