
Au travail et à l’AI
Assurances sociales
«J’ai reçu une décision favorable pour une rente entière de l’AI. Comme je doute que le montant de cette aide me permette de vivre, je compte exercer une activité rémunérée à temps partiel. J’ai toutefois entendu dire qu’un rentier AI n’avait pas le droit de travailler.»
Non, d’entente avec son médecin traitant, le rentier AI peut travailler. Toutefois, il doit l’annoncer à l’Office AI compétent. Car, en fonction de ce que lui rapporte son activité lucrative, le montant de sa rente pourra être révisé.
Concrètement, si les revenus d’une quelconque activité lucrative augmentent de moins de 1500 fr. par an, il n’y aura aucune incidence. Mais, si la hausse est supérieure à ce montant, deux tiers du montant dépassant les 1500 fr. seront pris en compte pour le calcul du nouveau taux d’invalidité.
Le raisonnement sous-jacent est le suivant: selon la loi, l’octroi de la rente dépend directement du handicap. En revanche, ce n’est pas le cas du calcul du taux d’invalidité. Celui-ci est déterminé en fonction de la diminution de la capacité de gain entraînée par l’atteinte à la santé. Dès lors, si la personne exerce une activité lucrative et gagne de l’argent, ce gain doit être pris en compte et, le cas échéant, peut conduire à une diminution du montant de sa rente. kv

