
Un vol sec qui tombe à l’eau
Aviation
«Pour le week- end de Pâques, nous avons trouvé un vol Genève-Malte en last minute auprès d’une agence de voyages. Au retour, nous avons appris, une fois à l’aéroport, que notre vol était déjà parti, avancé de deux heures. L’agence de voyages dit qu’elle n’est pas responsable de ce changement».
En effet, une agence de voyages peut très bien exclure toute responsabilité pour la bonne exécution des prestations de transport lorsqu’il s’agit de vente de vols secs – soit des billets d’avion vendus hors voyage à forfait. Les voyagistes justifient leur position par le fait que, dans de tels cas de figure, ils n’agissent que comme intermédiaires entre les passagers et le transporteur aérien.
Dès lors, s’il faut rechercher quelqu’un en responsabilité pour les indications erronées sur le coupon de vol, c’est du côté de celui qui a émis le billet qu’il faut se tourner. En l’occurrence, il s’agit vraisemblablement de la compagnie aérienne qui assurait la liaison.
Mais, ce n’est pas tout, car celle-ci peut imposer au passager une obligation de confirmer son vol de retour un certain nombre d’heures à l’avance et, le cas échéant, de s’enquérir d’un éventuel changement d’horaire.
C’est donc uniquement auprès du transporteur aérien qui a émis le billet d’avion que vous pouvez espérer obtenir un dédommagement sur la base de la responsabilité contractuelle, sous réserve d’une éventuelle obligation de confirmer le vol retour à l’avance.
Kim Vallon

