
Ils n’aiment pas les tapis
Aspirateurs robots Leur efficacité sur les sols durs est parfois étonnante. Mais tous les modèles testés ont fait piètre figure sur les tapis. Et certains se sont immobilisés contre les meubles.
Peut-on enfin s’épargner une corvée en confiant le job à un petit appareil qui s’échinera à notre place, même en notre absence? Pour le savoir, nous avons envoyé au labo huit aspirateurs robots, achetés entre 120 fr. et 800 fr. Les experts ont testé leurs performances sur plusieurs surfaces, avec différentes saletés, ainsi que leur capacité à franchir des obstacles et à couvrir l’intégralité d’une pièce (lire «Les critères du test»).
Résultats décevants, mais à nuancer
A l’issue des épreuves, force est de constater qu’aucun de nos achats n’obtient une bonne appréciation globale. Cinq ont néanmoins été jugés «satisfaisant», tandis que trois sont «insatisfaisant».
Pour aller à l’essentiel, les aspirateurs robots testés ne parviennent pas à nettoyer correctement les tapis. En revanche, ils aspirent tous très bien les gros résidus sur les sols durs (voir tableau). D’après le labo, ils s’en acquittent même mieux que de nombreux aspirateurs classiques. Deux appareils parmi les cinq jugés «satisfaisant», le Xiaomi (549 fr.) et le Miele (657 fr.), décrochent même une bonne note au critère global d’aspiration sur les sols durs.
En résumé, quelques modèles coûteux sont susceptibles de combler vos attentes si vous avez du parquet ou du carrelage, mais aucun ne vous satisfera pour les tapis. Soit dit en passant, pour ce genre de surface, il est aussi judicieux d’éviter les aspirateurs balais sans fil, qui ne font pas mieux (lire «Ils manquent de souffle et finissent au tapis») et de préférer un bon «traîneau» classique, même sans sac (lire «Dans l’œil du cyclone»).
Ce dernier ne fera pas le travail à votre place, mais il ménagera votre porte-monnaie. Un exemple: le Prima Vista Elite clean 3.1, qui avait obtenu une appréciation globale «bon» et des résultats satisfaisants sur les tapis à notre test, est vendu 109 fr. chez Landi (lire «A la poussière tu retourneras»).
Il va partout... ou presque
Vainqueur du test, le Samsung VR7000 s’est distingué par ses aptitudes en matière de navigation, couvrant plus de 90% de la zone à nettoyer. Cette performance, qui lui vaut une très bonne note sur ce critère, est due en partie au fait qu’il n’est pas facilement bloqué. Il est ainsi le seul à franchir des obstacles de 2,2 cm de haut. Son agilité ne lui suffit toutefois pas pour obtenir une bonne note globale, puisqu’il montre des performances de nettoyage très
moyennes.
A l’inverse, son dauphin, le Xiaomi Roborock 2, s’est illustré sur les sols durs où il obtient la plus haute note du classement. Toutefois, si vous cherchez plus particulièrement à éliminer les poils de chat et de chien, mieux vaut vous tourner vers le Scout RX2 de Miele et le Roomba 696 de iRobot respectivement troisième et quatrième du classement.
Problèmes de navigation
Les quatre meilleurs robots de notre test scannent la pièce avec une caméra ou un laser, créent une carte et la parcourent méthodiquement. Une fois le travail réalisé, ils retournent à leur station de base pour se recharger. Cette technologie est plus efficace que d’autres modes de couverture, mais elle pose des questions concernant la protection des données (lire l’encadré «Et mes données dans tout ça»).
Les modèles moins chers utilisent d’autres systèmes. Ils se déplacent, par exemple, en ligne droite jusqu’à ce qu’ils rencontrent un objet. Ils changent alors leur trajectoire selon un angle aléatoire pour se diriger de nouveau vers un autre obstacle, et ainsi de suite. Ce procédé n’a été satisfaisant qu’avec le Roomba 696 qui est parvenu à couvrir 80% de la surface totale.
C’est précisément la navigation qui pose problème aux trois appareils les moins chers, qui terminent en queue de classement avec l’appréciation «insatisfaisant». Le Spider 2.0 de Dirt Devil n’a ainsi, en moyenne, parcouru que 22% de la surface. Dès lors, sa très bonne capacité à aspirer les gros détritus sur les sols durs n’est guère utile... Et, tout comme le RB 7025 Chill de Severin, il s’est immobilisé à chaque fois contre plusieurs éléments de la chambre, comme le pied de la lampe. A noter que ces deux robots ont la particularité de ne pas avoir de station de base. Ils doivent être branchés manuellement au secteur pour être rechargés. Severin s'est défendu en nous répondant que son RB 7025 Chill (119 fr.) est une version d’entrée de gamme. Lukas Bertschi / seb


