
Des économies mais avec prudence
A propos de notre article
«Mieux comprendre les génériques» (6/18)
Je vous remercie pour votre article intéressant sur les génériques. Je voulais apporter quelques précisions complémentaires car vous dites qu’on peut facilement remplacer un médicament [princeps] par un générique.
Il existe tout de même certains cas particuliers comme les médicaments à marge (et fenêtre) thérapeutique étroite. La biodisponibilité des génériques pouvant être légèrement différente des médicaments princeps (selon l’OMS), il peut en résulter des différences sur le taux plasmatique de certains principes actifs comme par exemple les antiépileptiques. Les spécialistes recommandent de la prudence et de ne pas modifier un médicament antiépileptique d’origine par un générique en cas de stabilisation de la maladie (donc de traitement efficace). En revanche il est possible de commencer la thérapie par un générique. Prudence également chez les patients âgés, polymorbides et polymédiqués chez qui un changement vers un générique doit se faire en ayant donné une information éclairée pour éviter toute confusion. Il est vrai que les médicaments génériques permettent une économie substantielle faisant diminuer les coûts de la santé, mais tout n’est pas remplaçable sans discussion préalable avec le médecin prescripteur et le pharmacien.
Florent Chardonnens
Précision
Dans notre article, les prix de vente indiqués en marge des illustrations correspondent à un dosage de 20 mg et non de 40 mg. Pour 60 comprimés de 40 mg, le médicament original, Pantozol de Takeda, coûte 56.15 fr., le Pantoprazole de Sandoz 39.45 fr., le Pantoprazole de Spirig 36.10 fr., le Panprax de Drossapharm 37 fr.

