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Nouveau ne veut pas dire mieux

Lave-linge Les nouveaux modèles n’ont pas réinventé la roue. Et même si certaines pièces sont désormais plus durables, la fiabilité globale n’est pas pour autant meilleure.

En Suisse le consommateur n’hésite parfois pas à remplacer un équipement avant qu’il ne soit hors d’usage. Il suffit d’observer les ventes de smartphones ou de téléviseurs. Secteurs dans lesquels les fabricants ont réussi à instaurer un véritable engouement du public pour la nouveauté. Ce n’est pas le cas des lave-linge que la majorité des clients renouvellent uniquement lorsqu’un problème se présente.

Le moulin évolue

Ces machines ont pourtant également évolué même si leur architecture est restée semblable. En comparaison avec un modèle des années 1970, les appareils actuels consomment moins d’eau, moins d’électricité et sont plus efficaces à l’essorage. Ils sont aussi plus ergonomiques (grand hublot, etc.) et peuvent même être connectés. Mais la réelle nouveauté concerne les entrailles avec des moteurs à induction qu’on appelle aussi «inverter» ou «EcoSilent Drive T» notamment.

Avec cette technologie, deux éléments diffèrent. Primo, le moteur n’a plus besoin de balais de contact, appelés plus communément «charbons». Secundo, il n’entraîne plus le tambour par l’intermédiaire d’une courroie, puisqu’il est directement logé à l’extrémité de l’axe du tambour.

À priori plus fiable…

Cette nouvelle configuration supprime ainsi plusieurs éléments qui ont tendance à s’user, tels que les charbons, la courroie ou les roulements du moteur. Elle apporte aussi plus de confort à l’utilisateur en réduisant le niveau sonore de l’appareil. Par conséquent, on serait tenté de croire que la suppression de ces pièces d’usure profiterait à la durée de vie des machines. D’autant que certains fabricants participent à ce sentiment en n’hésitant pas à offrir une garantie de dix ans sur ces fameux moteurs.

Hélas, toute médaille a son revers. Pour que ce genre de moteur fonctionne, il doit être accompagné d’un module électronique qui remplace, en quelque sorte, les charbons. Or, en cas de panne, ce module n’est guère réparable ou remplaçable, contrairement aux charbons ou à des modules des générations précédentes. Et bien souvent, il n’est pas inclus dans la garantie de dix ans qui couvre le moteur…

On l’a compris, les qualités mises en avant par les fabricants ne doivent pas rendre aveugle. Car ce n’est pas parce qu’un seul composant est durable que l’ensemble de la machine devient plus fiable. Sur la base de l’expérience acquise à La Bonne Combine, on remarque d’ailleurs que le moteur – et plus particulièrement les charbons – n’est pas la principale cause des pannes. De telles avaries surviennent uniquement sur des lave-linge âgés ou d’entrée de gamme.

Des précautions bienvenues

Si la qualité d’une machine détermine plus ou moins sa robustesse, l’utilisateur a aussi son rôle à jouer pour optimiser sa durabilité. En prêtant simplement attention à certains points, on peut s’épargner quelques soucis agaçants. Voici trois illustrations.

  • Pompe de vidange: sa panne est souvent liée à la présence d’un corps étranger. Il est recommandé de contrôler son linge avant de l’introduire dans la machine et de nettoyer régulièrement le filtre.
  • Problème de hublot: sur les modèles équipés d’une porte peu robuste, la fermeture un peu brutale peut suffire à casser le mécanisme (crochet, etc.) et à rendre l’appareil inutilisable. Mieux vaut fermer soigneusement la porte à l’aide de la poignée.
  • Joint de hublot: il est conseillé de nettoyer le joint de hublot ponctuellement et de vérifier qu’aucun débris ne soit emprisonné dans les replis du joint.

Christophe Inaebnit

*PARTENARIAT: La Bonne Combine – Réparations en tous genres, Prilly (VD), labonnecombine.ch