
Cauchemar à l’aéroport
Lorsque leur vol est retardé ou annulé, les consommateurs sont protégés par un règlement qui leur attribue une compensation forfaitaire pour réparer le dommage subi. Mais attention: celui-ci ne s’applique qu’aux compagnies aériennes européennes, de même qu’aux vols au départ de l’Europe. Ainsi, les passagers d’Air Canada entre l’Europe et l’Amérique du Nord sont protégés à l’aller, mais pas au retour! «Dans ce dernier cas, comment se faire dédommager?» s’interroge une lectrice lausannoise, dont le vol retour Montréal – Paris a été retardé de plus de 13 heures.
Faute de place suffisante dans les hôtels, elle a dû passer la nuit dans l’aérogare et a raté, le lendemain, son vol easyJet Paris – Genève.
Dans ce cas de figure, les voyageurs sont protégés par la Convention de Montréal. A la différence du règlement européen, qui prévoit une compensation fixe dont le montant est compris entre 250 et 600 euros selon la longueur du vol, le passager peut demander le remboursement des dommages effectifs qui découlent du retard, jusqu’à concurrence de 6300 fr. Mais il faut pouvoir prouver et chiffrer les pertes, par exemple en présentant la facture du nouveau billet d’avion nécessaire pour rejoindre Genève depuis Paris. vic

