
Vigilance à tout âge
Une étude mandatée par Pro Senectute démontre qu’une personne âgée sur quatre a été victime d’un vol ou d’une escroquerie ces cinq dernières années.
Les abus relevés prennent diverses formes, et notamment celle de la livraison de choses non commandées.
Fréquemment, les victimes se voient appeler par un démarcheur, souvent très persuasif, voire agressif, qui tente de leur faire croire qu’elles ont passé une commande et que la livraison va être effectuée. Il peut s’agir de vin, de cosmétiques, de produits de soins ou d’autres marchandises; quoiqu’il en soit, à ce stade, il faut résister en confirmant n’avoir rien commandé, ce qui est parfois suffisant pour enrayer la tentative d’arnaque.
Si des marchandises sont tout de même livrées alors qu’elles n’ont pas été commandées, la loi permet au destinataire d’en disposer comme il l’entend, sans obligation ni de les payer, ni de les retourner. La personne scrupuleuse peut, si elle le souhaite, écrire à l’entreprise expéditrice et lui impartir un délai pour reprendre son bien, mais la loi ne l’impose qu’en cas d’erreur manifeste. Or une tentative de vente forcée n’entre pas dans cette catégorie.
Et si l’expéditeur insiste pour obtenir un paiement, une opposition énergique s’impose: tant que la preuve de la conclusion d’un contrat ne peut pas être apportée, rien n’est dû !
Barbara Venditti


