
A la recherche du stockage le moins pire
Principale épine dans le pied de l’industrie nucléaire, la gestion des déchets mobilise de nombreux experts, toujours à la recherche d’une solution vraiment durable. L’équipe du magazine scientifique d’Arte Xenius s’est déplacée dans le laboratoire du Grimsel (BE), à 400 mètres sous terre, pour faire le point sur l’état des recherches en matière de stockage en couches profondes. Trois roches se partagent les faveurs des spécialistes: le granit, l’argile et le sel. Chacune d’entre elles a ses points forts, mais aucune, toute seule, n’offre encore la solution qui permettra de stocker ces déchets sans danger pendant les milliers d’années nécessaires à leur décontamination. La Suisse a décidé d’opter pour l’argile et doit maintenant choisir l’emplacement qui accueillera son combustible usagé. Or, le choix d’un site adapté est crucial, comme le montre l’exemple de l’ancienne mine de sel d’Asse (D): en raison des fuites de saumure radioactive qui s’y produisent, on est en train d’y enlever du combustible enfoui dans les années septante… vic
Xenius, «Le stockage ultime des déchets nucléaires», 10.8.2018, Arte ➛à revoir en ligne sur www.arte.tv jusqu’au 7.11.2018.

