
Demain, tous donneurs d’organes?
La Suisse souffre d’une pénurie chronique de dons d’organes. En 2017, on comptait 1478 patients sur liste d’attente pour 594 transplantations seulement, détaille le magazine In Vivo dans le dossier qu’il consacre au sujet. La raison de cette pénurie est à chercher du côté des proches des personnes décédées. En effet, comme près des trois quarts des Suisses ne possèdent pas de carte de donneur, c’est à l’entourage que revient, en pratique, la décision d’accepter, ou non, le don d’organe. Or, face à un enfant ou à un parent en état de mort cérébrale, la famille, bouleversée, a souvent de la peine à accepter d’arrêter les machines… Malgré le travail d’explication du corps médical pour faire comprendre l’irréversibilité de la mort cérébrale, le prélèvement est refusé dans environ 60% des cas. Pour y remédier, une initiative visant à introduire dans la loi le principe de consentement présumé au don est en cours de récolte de signatures. «Don d’organes, une question de vies», In Vivo n° 15 (juillet-octobre 2018).

