
La rougeur n’est pas une tactique
A propos de notre article «Une piqûre pour prévenir les autres?» (6/17)
Je vous remercie de votre excellent article sur les risques liés aux tiques. Je souhaite toutefois apporter une précision: vous dites qu’il est «impératif de consulter si on observe les symptômes suivants: rougeur cutanée, etc.». Or, une proportion non négligeable (entre 20% et 40% selon les sources) des personnes contaminées ne présentent pas ces rougeurs. Il est donc important de consulter même sans ce symptôme. Certains médecins ignorent d’ailleurs ce fait et ne pensent pas à – ou ne veulent pas – faire le test si une rougeur n’est pas apparue. Situation qui peut amener à un retard de traitement, et donc à une aggravation de l’état de la personne contaminée. Il faut donc se méfier du discours «pas de rougeur, pas de borréliose». Une alternative aux produits répulsifs que vous présentez: l’huile essentielle de Pelargonium graveolens (pélargonium à forte odeur) qui ne présente pas les effets indésirables que vous mentionnez. Il suffit de quelques gouttes sur les chaussures et les habits (manches, col, etc.).
Serge Pfister

