
Manger local, vraiment idéal?
Lucien Willemin séduit par ses démonstrations. On le lit comme on l’écoute, fluide, clair et convaincant. Plusieurs centaines de lecteurs de Bon à Savoir, qui l’ont entendu lors de nos trois récentes conférences, confirmeront.
Après «En voiture Simone!» et «Fonce Alphonse!», il vient de sortir son troisième opuscule: «Tu parles Charles!»: 75 pages, au format de poche, carré, à lire en moins d’une heure. Le temps de comprendre pourquoi il vaut mieux acheter une carotte bio venant d’un pays lointain, qu’une carotte non bio ayant poussé à proximité. L’auteur invite le lecteur à questionner le discours établi, à placer le curseur de l’écologie hors des considérations chiffrées. «La nature, écrit-il, nous invite à faire le deuil du tout-chiffrable», et d’ajouter que «rester enlisé dans ce façonnage mental conclurait à un empoisonnement chimique irrémédiable des éléments naturels dont nos vies dépendent étroitement.» Un livre local, certes, mais à recommander!
Lucien Willemin, «Tu parles Charles! Manger local, c’est loin d’être idéal». Préface de Pierre Rabhi. Ed. G d’Encre, 2017.


