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De lourds arriérés à combler

A propos de notre article «Les caisses de pension se portent plutôt bien, merci» (3/17)

En tant que retraité CFF, je tiens à préciser la situation qui nous a touchés en 1999. Les CFF et les PTT étaient alors des régies fédérales, avec statut de fonctionnaire pour les employés qui cotisaient au 2e pilier. Mais la Confédération n’avait jamais versé un centime de sa part patronale, puisqu’il s’agissait de régies fédérales (garanties) et qu’il aurait été inutile de thésauriser des sommes pareilles qui pouvaient être affectées à d’autres postes dans le budget de la Confédération. Quand les CFF sont devenus une SA – comme Swisscom et La Poste d’ailleurs –, les caisses de pension respectives ont été soumises à leurs obligations légales. Mais il manquait la part patronale! C’est alors que la Confédération a dû sortir plus de 17 milliards de francs d’arriérés. Il ne s’agit donc pas d’une remise à flot, mais d’une mise en conformité. Et il faut mentionner aussi que la part de la Confédération a été calculée à ce moment-là au minimum. Ce qui a valu, par exemple aux CFF, de démarrer une SA avec un taux de couverture de sa caisse de pension inférieur à 100%! Jean-Luc Gesseney

Nous n’avons pas voulu remettre en cause la légitimité de ce sauvetage, mais souligner que le taux de couverture peut être insuffsant quand les rentes sont versées selon la primauté des prestations. La caisse de pension des CFF illustre bien le problème, puisque de nombreux employés ont été mis à la retraite anticipée à la fin des années 1990, à tel point que le nombre de retraités dépassait celui des actifs. La première mesure n’a pas suffi et il a fallu un deuxième sauvetage pour renflouer la caisse, qui a présenté de nouveaux problèmes après 2001. La crise financière de 2001 et de 2002 a accentué le problème. La rédaction